Le marais ; oeuvres 1965-1966 Le marais ; oeuvres 1965-1966
Le marais ; oeuvres 1965-1966 Le marais ; oeuvres 1965-1966

Le marais ; oeuvres 1965-1966 (traduction conjointe Jean-Louis Gauthey)

Traduction LEOPOLD DAHAN  - Langue d'origine : JAPONAIS

À propos

Les fleurs rouges (1967-1968) et La vis (1968-1972) nous montraient Yoshiharu Tsuge atteindre la pleine puis- sance de son art et fonder le watakushi manga (la bande dessinée du moi). Cette troisième parution (chronologi- quement le premier volume de l'anthologie consacrée à Tsuge) propose de retrouver l'auteur alors qu'il vient d'inté- grer la revue Garo. Il n'en est pas à ses débuts - il a déjà presque dix ans de carrière derrière lui - mais il trouve dans l'opportunité que lui offre le magazine la possibilité de franchir une étape et de devenir un auteur à part entière.
Plus classiques et plus faciles à lire, les nouvelles réunies dans Le marais sont encore marquées par les histoires qu'il dessinait pour les librairies de prêt. On retrouve dans ces premières oeuvres le vocabulaire du gekiga, appli- qué à des récits d'aventures situés à l'époque Edo. Mais le dessin et la narration témoignent encore de l'influence de Shirato Senpei, l'auteur phare de Garo, et de la figure tutélaire d'Osamu Tezuka.
Pourtant, le ton se démarque du reste du magazine. Ce qui vaut à Tsuge des réactions négatives des lecteurs, qui ne comprennent pas le caractère novateur du Marais et de Tchiko, nouvelles tournant le dos à l'innocence et pré- figurant L'Homme sans talent (Atrabile), le livre avec le- quel Tsuge concluera sa carrière vingt ans plus tard. Déçu par ce manque d'enthousiasme, Tsuge cesse d'écrire pendant un an et devient l'un des assistants de Shigeru Mizuki, auprès duquel son dessin gagnera en maturité.
Les lecteurs ne redécouvriront les onze joyaux qui composent ce volume que quelques années plus tard, lorsque le talent de Yoshiharu Tsuge les aura définitive- ment irradiés.

Rayons : Bandes dessinées / Comics / Mangas > Manga / Manhwa / Man Hua

  • EAN

    9782360811700

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    242 Pages

  • Longueur

    24.5 cm

  • Largeur

    18 cm

  • Épaisseur

    2.7 cm

  • Poids

    778 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Illustré   Broché  

Yoshiharu Tsuge

  • Naissance : 1-1-1937
  • Age : 84 ans

Né en 1937 à Tokyo, Yoshiharu Tsuge connaît une enfance
difficile marquée par la pauvreté. Quittant l'école à quatorze
ans, il enchaîne les petits boulots et cherche à échapper à son
milieu familial, fuyant la violence d'un beau-père qu'il exècre.
À dix-huit ans, il entame une carrière de mangaka en réalisant
des histoires pour les librairies de prêt qui fleurissent dans le
Japon d'après-guerre. À cette époque, on reconnaît dans son
style l'influence d'Osamu Tezuka, ainsi que celle du gekiga, un
mouvement tout juste créé sous l'impulsion de Yoshihiro Tatsu-
mi, qui souhaite faire évoluer le manga vers des sujets plus réa-
listes. L'originalité de son écriture le fait rapidement remarquer
et il est contacté en 1965 par Katsuichi Nagai, le fondateur du
légendaire magazine Garo. Les premières réactions des lec-
teurs sont négatives. Sujet à la dépression, Tsuge publie peu et
devient l'assistant de Shigeru Mizuki. Cette collaboration lui re-
donne de l'assurance. En 1968 sa nouvelle Neji Shiki, « La vis »,
dans laquelle il relate un de ses rêves, marque profondément
les esprits et devient un classique instantané. Son style évolue
vite et se construit autour d'une inspiration hybride, qui mêle
registre intime et forme onirique. Il donne ainsi naissance à un
nouveau genre proche de l'auto-fiction, le watakushi manga,
« la bande dessinée du moi ».

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