La Bruyere

  • Shadee est pressée, elle veut aller de l'avant mais sans avoir à choisir comment avancer et dans quelle direction. La vingtaine, de toutes les façons, c'est fait pour découvrir, faire des erreurs, rire, aimer, et ça tombe bien, c'est ce qu'elle sait faire de mieux !
    Les RER de 8 h 22 souvent ratés, les soirées où il faut être tagguées mais où on ne l'invite pas, les collègues trop fraîches pour être honnêtes, le gluten-sugar free auquel elle essaie d'adhérer avant de se laisser tenter par un taco, Shadee est une jeune femme de son temps ! Presque parisienne, branchée et fière de ses origines, elle veut être aimée de Pierre, rendre fiers ses parents et réussir sa carrière sans avoir à vendre son âme au diable. Alix, Sio, Pierre et Kimya, ses fidèles partenaires, font de son monde un jeu dont il faut connaître les règles, au risque de se brûler les ailes !

    Dido Mbalu Grédigui signe ici son premier roman.

  • Plusieurs centaines de milliers de personnes sont atteintes de déficiences visuelles plus ou moins sévères, plus ou moins perceptibles par l'entourage.
    Mais que voient exactement et que ressentent ces personnes ? C'est la réponse qu'apporte dans ce livre Jean-Jacques Frayssinet, lui-même atteint d'une maladie génétique cécitante. Il le fait en décrivant ce qu'il voit au jour le jour. On comprend mieux ainsi ce qu'est la Malvoyance et on comprend mieux aussi le comportement de ceux qui en sont atteints. L'authenticité des sentiments exprimés n'altère jamais l'optimisme qui se dégage de ce témoignage.

  • Monstres naissants

    Francis Drossart

    " Et c'est alors qu'à l'angle d'un couloir je faillis buter contre eux, mes cinq livres non publiés encore, hideux avortons, monstres tapis dans l'ombre, grimaces sur pattes : Saint-Georges et le Dragon avec son psychiatre fou, L' Amant Virtuel avec son meurtre bien réel, Le Chat de Schrödinger avec ses calculs des probabilités et ses satanistes embourgeoisés, La Détartreuse avec ses mensonges d'arracheuse de dents, promue en serial-killer, et la pâle Artémis, bienvenue en ce lieu sardanapalesque et mitterrandien : la Bibliothèque ".
    La guerre, comme chacun sait, est une machine à fabriquer des nouveaux monstres. Mais pour cela, il n'est pas toujours besoin de guerre. Ou plutôt, il suffit parfois de cette guerre intime et mystérieuse qui se joue, chez tout un chacun, entre Eros et Thanatos.

  • Mon camarade medjin pacha habite un grand palais arabe, aux confins de bab-el-oued, tout près de la mer.
    Si vous cherchez sa demeure, vous ne la trouverez pas ; elle est enfouie au centre d'un groupe de bâtisses informes, comme un diamant dans sa gangue. il faut être familier des lieux pour découvrir la porte basse, hérissée de clous énormes, dans une ruelle étroite et sombre. mon camarade medjin pacha est hadji, toujours vêtu de lainages immaculés ; il égrène sans cesse les boules d'ambre d'un long chapelet.
    Il parle peu, rit rarement, et jamais, au grand jamais, ses yeux calmes et froids ne laissent soupçonner le véritable aspect d'une pensée intime. souvent, je passe dans son palais silencieux de longues heures de paix. ainsi commence la légende obscure, une des nombreuses nouvelles écrites par rené clergeau, publiées dans un journal du sud, et que se propose de remettre en lumière son fils, en hommage à son père aujourd'hui décédé.

  • C'est un village, un très joli village nom de Fors-lupun, encastré aux pieds des Pyrénées, à l'abri des vents et des tempêtes, caché aux tumultes de la vie moderne.
    Il est ensoleillé du matin jusqu'à midi, paisible et doux l'après-midi à l'ombre de la montagne qui semble le protéger. Comme un passage de témoin, c'est au moment où le soleil va se cacher que sonne la cloche de la petite chapelle qui se trouve au bout de la rue principale, légèrement en surplomb du village, avec un vieil escalier en rondins nécessaire pour y accéder. Des senteurs de pins et de tourbes, de bûches coupées et de fougères parcourent les ruelles par saccades, juste le temps de fermer les yeux et de s'imprégner avec délice de cette émotion que seule la nature préservée sait nous communiquer.
    Au centre du village, comme la dernière touche du peintre, une fontaine en pierre, belle de simplicité ruisselle jours et nuits par quatre petites bouches surmontées d'une sculpture évoquant une tête de loup. Personne ne sait qui a conçu cette fontaine, ni pourquoi, mais la légende dit qu'il y a bien des lunes, bien avant les grands-parents de nos grands-parents, un homme vivait dans la montagne au milieu des loups.
    D'après les plus vieux qui l'ont entendu d'autres encore plus vieux " il parlait avec les bêtes ! ! ! ". Etait ce le diable ? Nul ne le sait, en tous les cas quelqu'un de pas très " fréquentable ".

  • Quatre femmes d'une même famille, quatre générations. Marie de Scilly nous présente un roman psychologique d'après une histoire vécue, qui balaye plus de cent trente ans à travers les continents. C'est aussi l'histoire d'une résilience pour deux de ces femmes qui sauront traverser épreuves et péripéties grâce à leur courage et à leur force.
    Un ton incisif, mordant et parfois poétique qui décrit bien la complexité des rapports entre les êtres humains.

  • Jouer à se prêter la mort ou bien se la donner ?
    Alors que se penche peu à peu vers lui le soir de sa vie, un homme solitaire comprend enfin que le temps est venu de se libérer d'un terrible secret d'enfance, enfoui tout au fond de son âme, demeuré jusque-là au-delà de l'effroi, et qui aura hanté toute son existence.
    Il se souvient de cet enfant déjà meurtri d'absences, entouré d'oiseaux forts et d'orages, qui veillait obstinément sur un maigre troupeau près d'un hameau perdu aux couleurs de basalte et se levait dès la petite neige, dès la petite pluie, mais qui trouvait déjà refuge et apaisement dans le grand poème que lui apprenait chaque jour la nature.
    /> Henri et Joël étaient devenus ses grands frères ... mais eux aussi l'avaient finalement abandonné ... d'une étrange manière.
    ...Au fil des lignes sombres de son récit, le tamis exigeant de la prose de Francis Julien Pont a su retenir des gemmes de pure poésie.
    Francis Julien Pont signe ici un roman poétique.

  • L'apparenté

    Marie-Dominique Auzéby

    Dans une ville bruissant de voix, une femme marche entre ses lieux de travail ; comme elle écrit, elle pénètre aussi dans ces endroits où se côtoient toutes sortes de langues ;

    Un jour lui parvient de la lointaine province une vieille petite photographie à l'époque prise par la Jeune -femme qui un peu plus tard sera sa mère : elle ne figure pas dessus, A peine débarqué chez elle, le cliché débute un drôle de jeu et ne cache pas qu'il sait aussi parler : bientôt sera tendue à la femme, dans la ville où vécurent ses grand -parents et sa future mère alors jeune -fille, et où elle fut bébé, un autre très ancien petit cliché antérieur au premier, et qui cette fois la lui montre encore jeune -fille .au côté d'un beau jeune homme : l'apparenté, L'occasion -pour la femme, d'éclaircir l'énigme de la parole maternelle qui préside à sa naissance et qui -au printemps deux mille sept, s'est avéré infondée, et de faire toute la lumière sur un geste maternel certes devenu incompréhensible, mais qui .ne relève pas du seul mensonge, Un récit qui ramène la mémoire sur ses lieux de prédilection alors que des farandoles de pâtés dansent au-dessus des têtes -dans les arbres, pépiements d'oiseaux ; -sous les arbres vrombissement de gros engins : dans la ville de l'enfance .se noue une étrange idylle

  • Le Vert Turban, sous la forme d'un drame historique en cinq périodes, évoque la campagne d'Italie du roi de France Charles VIII à la fin du XVème siècle, à une époque où, à Rome, le pape Alexandre VI gardait en otage un certain Djem Sultan, le frère du Grand Turc.

    L'hiver 1494-1495 va être ainsi marqué par la rencontre improbable, dans la Ville éternelle, d'un pape contesté, d'un roi de France enclin aux chimères et d'un prince ottoman aussi fier que désespéré.

    Ce poème dramatique constitue, après Les Vaisseaux de Tarsis, le deuxième volet d'une trilogie ayant pour thème les relations entre l'Occident chrétien et le Proche-Orient musulman à l'époque médiévale. Si l'action du premier volet avait pour cadre la Terre sainte et plus précisément Jérusalem au temps de l'empereur Frédéric II, l'action du deuxième a pour cadre l'Italie à la fin du Quattrocento et plus précisément la Rome du temps des Borgia.

  • Ramallah

    Christian Grimault Du Pontil

    L'imaginaire, seul, s'exprime dans « Ramallah ». Nous sommes transportés au Moyen-Orient, pays d'Aladin et des contes des mille et une nuits, où tout se côtoie, se mêle et s'entremêle, puis disparaît pour mieux renaître plus loin... tels des djinns et des farfadets, dans ce berceau de l'humanité où les hommes, le soir, se reposent et racontent... Un nouveau mythe se crée et naît sous les étoiles.
    La mythologie nous a appris l'amour fou du roi Salomon pour la reine de Saba en passant par celui de Samson et Dalila, de Marc-Antoine et Cléopâtre à Tristan et Yseut et tous les autres, mais tous ont vécu la « maladie d'amour-passion ». Une passion si folle, si intense, qu'elle n'engendre que violence, colère, rage, folie, haine, jalousie, vengeance et aussi, malheureusement, la mort.
    La Palestine est le carrefour de toutes les passions et des conquêtes depuis le commencement du monde. Elle en est le foyer historique au Moyen-Orient. Ramallah est la ville-étape où la lampe d'Aladin, au commencement de la nuit, va laisser échapper dans sa flamme et la fumée odorante de la myrrhe un génie et un nouveau conte... des mille et une nuits. Le conte éphémère d'une nuit de folle passion et de violence... entre Sarah la belle Israélienne et Abdallah le Palestinien.

  • Dans le dernier tiers du XIXème siècle Louise, une avenante jeune fille, vit à la campagne où ses parents exploitent une ferme, entre le Rhône et le Massif Central.
    Comptant trois garçons plus jeunes, cette famille modeste, mais très unie, mène une existence laborieuse, essentiellement consacrée aux travaux des champs. Pas d'autres loisirs pour la jeune fille que la lecture d'oeuvres littéraires auxquelles l'initie une cousine.
    Un avenir harmonieux semble devoir être le sien. Cela se confirmera-t-il le jour où entre dans sa vie, Gustave, célibataire fortuné ?
    Nous retrouvons notre héroïne, veuve, plus de deux décennies après son mariage.
    Elle vient de se retirer dans sa chambre quant à son fils unique, Antoine, lui, vient de quitter la maison. Les activités troubles de l'élégant noctambule inquiètent sa mère. Alors que commencent les longues heures de veille, les épisodes de sa vie passée lui reviennent en mémoire.

  • Virgile est nouvellement à la retraite et sombre dans une terrible dépression. Il se ressource progressivement auprès d'une jeune femme à qui il destine sa cave. C'est une belle histoire d'amour et un véritable apprentissage du vin qui se lit dès que les portes de ce roman s'ouvrent.

    Il y a plusieurs niveaux de lecture.
    Celle de l'amateur, qui prendra bien soin de lire, à travers l'univers romanesque qui déroule le tapis rouge des plus belles bouteilles de notre patrimoine viticole, les descriptions et les leçons. Celle du connaisseur qui sourira des clins d'oeil, et des implicites d'un monde du vin qui lui est familier. Enfin, celle du curieux, du lecteur lambda pour qui le vin n'a aucun intérêt. Il lui suffira de ne pas lire les textes en caractères gras, qui sont les leçons.

  • Dans les années 60, deux pays voisins, séparés par la frontière pyrénéenne, vont, peu à peu, se rapprocher et s'unir positivement, malgré leurs différends avérés ! D'un côté, la France libérée, sortant de la dernière guerre mondiale et en pleine reconstruction... De l'autre, l'Espagne opprimée, encore sous le régime franquiste, essayant vainement de panser ses blessures et renaître de ses cendres, malgré les attentats perpétrés par les partisans de l'ETA, menant des actions violentes et sanglantes, durement réprimées, en une lutte acharnée, pour acquérir l'indépendance !... Pourtant, si les étudiants français des universités préparent les événements de Mai 68, les étudiants espagnols basques ou catalans voudraient acquérir leur autonomie ! Toutefois, les frontières étant ouvertes, des échanges déterminants se produisent par-delà les Pyrénées ! Le temps passant, cette jeunesse, plus confiante, retrouvera-t-elle ses libertés d'expression et de conscience, pour s'épanouir librement ?...

  • La belle histoire continue.
    Toscane et Vincent s'inscrivent désormais dans « l'Âge de raison », Sylvie et Sébastien n'ont pas encore connu cette page d'histoire qui change le cours d'une vie, Mathilde et Henri s'épaulent dans leur quotidien dans leur havre de paix à la Romieu... et Céline ?
    Céline, accepte une opportunité professionnelle, qui lui ouvre les portes d'une vie amoureuse à inventer mais pas sans mal.
    Les chemins croisés peuvent produire le meilleur et sont source d'espoir, de rêves, mais lorsque les non-dits s'invitent la crédulité s'envole, le doute s'installe, le renoncement se confirme. A moins que...
    « Un verre de rosé très clair très frais - Céline » garde sa ligne rédactionnelle, son alchimie de rencontres improbables, de destins inattendus mais l'amitié ne cède en rien, elle se renforce là où la vie se fragilise.
    Les scènes fortes en émotion, en sensibilité et en humour se succèdent dans un rythme enivrant où la vie trouve toujours son chemin.

    Grâce à Céline, Frédéric, Sylvie, Sébastien, Mathilde, Henri, Julien, petit Louis, Toscane et Vincent l'escapade romantique se poursuit à la Romieu, Toulouse, Paris, Londres, Lavernose, et conduit nos pas non loin des planches de Deauville, à Cormeilles.

  • « C'est un beau roman c'est une belle histoire... », avec de l'émotion, de la douleur, de la mélancolie, de la tristesse de l'humour et une immense joie de vivre. « Un verre de rosé très clair très frais » est l'histoire de rencontres improbables, de destins inattendus et d'une intense amitié où se mêlent les sentiments les plus vrais avec des personnages des plus fragiles aux plus forts.
    Toscane et Vincent, avec autour d'eux Céline, Sylvie, Sébastien, Mathilde, François, Henri, Julien, Sofia di Fa, Thomas, Alexandre le Doyen, sans oublier petit Louis, nous entraînent dans une romance amicale élégante avec larmes et sourires. Le hasard des rencontres succède aux rendez-vous manqués et la valse hésitation s'accompagne de non-dit, de vérités douloureuses et parfois heureuses...
    Ecrit comme un scénario en quatre volumes, Un verre de rosé très clair très frais nous emmène de la Romieu, à Toulouse en passant par Paris, Londres, Taormine, Lavernose, Baqueira, Cannes, Cormeilles et Hendaye.
    Rythmées par des dialogues riches en humour et sensibilité, les scènes nous conduisent crescendo sur le chemin de l'amitié où parfois l'amour s'invite au grès « des choses de la vie ».

  • Engagé au sein d'une Congrégation de religieux enseignants, il s'aperçoit petit à petit que cette vie n'est pas faite pour lui. Mais arrivera-t-il à prendre la décision de rupture qui le libérerait ?

    Tout en poursuivant sa réflexion, il va connaître des relations sentimentales au fil de ses déplacements en France, Madagascar, l'île Maurice et la Turquie, aventures qui le pousseront à s'orienter vers une autre vie.

  • Le vieux vélo

    Jean-Pierre Chanal

    Elle a vécu, Félise la jeune Ardéchoise.
    Des circonstances brûlantes ont mis un terme à sa destinée.
    Pourquoi ? Comment ? Par qui ?
    Après ses activités d'architecte, l'auteur se consacre à la peinture qu'il pratique depuis ses quinze ans. Ces dernières années il remplace, de temps à autre, ses pinceaux par le stylo avec lequel il a écrit son autobiographie et, maintenant, des romans. Il vit actuellement dans la Drôme où il a été lauréat du prix de dessin et peinture du département en 1988.

  • Le héros de cette nouvelle onirique, l'homme sans nom, part à sa recherche. Il sent bien qu'il est devenu le jouet de ses questionnements dont la substance intellectuelle ne le mène plus nulle part. C'est l'impasse. Il n'est pas pleinement satisfait de son passé, il veut le fuir pour se connaître. Après bien des tergiversations, il part. Venez découvrir les épreuves surmontées par L'Osirien au cours de son rêve initiatique, alors qu'il a tout abandonné.

  • Dans un village du Tarn sans histoire, au coeur du Sidobre où il fait bon vivre, un officier de la D.ST., reçoit des menaces d'un terroriste. C'est alors que trois jeunes filles du village vont se retrouver malgré elles impliquées dans la traque d'un gang dangereux.

    L'auteur Henriette Estadieu, fille d'officier supérieur mort pour la France en 1939, a hérité du sentiment patriotique. Après une longue existence tournée vers les autres à travers sa profession d'infirmière, c'est à l'âge de 91 ans qu'elle a décidé de se laisser guider par son imagination en écrivant ce roman plein de rebondissements.

  • Deux ailes

    Martine Magnaridès

    " Deux ailes " : un chant et un cri.
    Porté par le vent de la mémoire, renaît le temps heureux de l'adolescence au château-collège de la colline lyonnaise. Lieu de tous les enthousiasmes, littéraires et musicaux surtout, vécus avec humour et émotion. Puis c'est l'envol sur le théâtre animé de la vie. Et le choc du destin. Un hymne à l'amitié jusqu'à la lisière du grand sommeil.

  • Lorsque la cloche du pensionnat sonna les laudes à l'aube de cette journée d'automne, l'air vibra d'une résonnance particulière. Ce son cristallin et pur transportant à la fois toutes les effluves et fragrances des parfums d'herbes et de regains fraîchement coupés ou séchés au soleil, des fruits trop mûrs des vergers et des vignes, me fit revivre une réminiscence de maints souvenirs d'autrefois.
    Un autrefois si près et si lointain. Souvenir de cette jeunesse heureuse et insouciante qui vous marque à jamais de son empreinte indélébile sur ce long fleuve de la vie. Ce rêve malin qui surgit alors subrepticement, espiègle et joueur, insaisissable, dans un crescendo inopportun ne permettant plus d'abouter sérieusement la réflexion et sa conclusion. Ce rêve vous envahit, vous subjugue, vous submerge, vous noie sous un déluge de nostalgie enfantine. Tout s'émerveille, s'éclaire dans un feu d'artifice et provoque une intense émotion qui vous prend à la gorge, la serre à vous faire mal, libérant des larmes douces-amères incontrôlables. Des larmes qu'on essuie, honteux, d'un revers de main rageur pour chasser une faiblesse dite enfantine, mais surtout, cette prise de conscience qu'adultes nous sommes toujours régis par nos souvenirs et nos rêves d'enfants.
    Du haut de cette colline surplombant un paysage bucolique et familier, j'observais ce pensionnat où s'ébattaient les enfants du village dans la cour de récréation. Mon regard allait d'une fenêtre à l'autre cherchant à retrouver la classe dans laquelle j'avais passé tant d'années.

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