• « Un escape game, c'est comme la vie. Surtout lorsque cette vie (la mienne) est d'abord un lieu, une maison aux multiples pièces, chacune encombrée de souvenirs et peuplée de fantômes. » Dans sa maison de Saint-Pair-sur-Mer, la narratrice remonte le temps. De l'été 1980 à des époques plus lointaines, elle part à la recherche des deux grands absents de sa vie : son père, puis son frère disparu soudainement.
    Les pièces, les meubles, les objets de toutes sortes forment un drôle de puzzle à reconstituer. À mesure qu'elle progresse, les indices assemblés font apparaître l'histoire d'une famille, ses failles et ses secrets.

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  • Les vacances

    Julie Wolkenstein

    Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Éric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long-métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Ceci est avéré et vérifié. Nul ne sait ce qu'est devenu ce film. A-t-il été perdu, volé, détruit par Rohmer qui n'en aurait pas été satisfait ? Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications. Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? À quoi servent les châteaux en ruines ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Éric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ?

    Ce roman ébouriffant multiplie les pistes et les péripéties. De nouveaux personnages réels ou fictifs surgissent à chaque détour de page et nourrissent une enquête qui mêle réalité avérée et vérifiée à la fiction la plus débridée. Chemin faisant, et c'est ce qui donne aussi à cette histoire une profondeur inattendue tant le ton en est plaisant, désinvolte et spirituel, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent sans s'en rendre compte.

  • Adèle et moi

    Julie Wolkenstein

    Après la mort de mon père, j'ai trouvé en rangeant ses papiers des documents sur sa grandmère dont j'ignorais tout et qui révélaient un secret de famille. Je ne me suis jamais intéressée aux ancêtres de personne : les gens que je ne connais pas, surtout s'ils sont morts, me sont cent fois plus étrangers, même s'ils me sont apparentés, que les personnages de romans.
    Mais il y avait dans ce que je découvrais sur cette arrière-grand-mère des choses qui me plaisaient, d'autres que j'aurais voulu savoir. J'ai hésité à enquêter. Ce livre est le résultat de mes hésitations.

  • L'heure anglaise

    Julie Wolkenstein

    Juillet 1911, une matinée d'été dans la campagne anglaise. Edward Sanders marche le long de la rivière. Il rentre chez lui, mais personne ne l'y attend. Ni Susan, ni les enfants. Tous le croient en ville, sagement assis à son bureau.
    Susan Sanders parcourt les rues de Londres. Personne ne sait qu'elle s'y trouve. Pas Edward en tout cas. Elle va lui faire une surprise, aller le chercher à l'étude, pénétrer dans cet immeuble inconnu où il passe ses journées. Aujourd'hui, elle a un secret à lui confier.
    Pour tous les deux, c'est une journée particulière. Au rythme de leur promenade, au fil de leurs souvenirs, reviennent en foule les fantômes d'une époque disparue : débutantes promises à la noyade ou à la folie, duchesses suffragettes, scandales étouffés, excentriques sacrifiés. C'est l'heure anglaise, l'heure où se réveillent les fastes de la Riviera et les enfances solitaires, les bibelots victoriens et leurs fêlures.

  • La veuve d'un milliardaire américain achète la plume d'une autre pour livrer son passé et confier, à rebours, le secret de ses fuites successives.
    Sa biographe ressasse une année de fêtes monotones, et mêle à son récit la chronique de ses vingt ans. au croisement de leurs deux histoires, une imposture : pas de sang, juste de l'encre. pas de cadavre, mais une confidence à quatre mains, entièrement réversible. un polar dont l'enjeu n'est pas l'identité de la criminelle, mais de la narratrice.

  • L'excuse

    Julie Wolkenstein

    « J'aurais dû m'en apercevoir dès le début : la première fois que je l'ai vue, le soir où elle a débarqué sur l'île avec ma mère et s'est encadrée dans la porte-fenêtre, éblouie par le décalage horaire et le coucher de soleil, tout cïncidait, tout concordait. Nous reproduisions déjà à notre insu la situation de départ de ce vieux bouquin de James que, comme tous les étudiants américains, j'avais lu à la fac quelques années plus tôt. Sur le moment je n'ai rien compris. Mais maintenant j'en suis sûr : sa personnalité, ses voyages, les hommes qui l'ont aimée, celui qu'elle a épousé, ses enfants, ses deuils, tout a été écrit, imaginé il y a un siècle. Je ne suis pas superstitieux. Je ne suis pas fou. Mais son destin imite exactement celui d'un personnage de roman qu'elle ne connaît même pas. Et qui se termine par ma mort. Je peux peut-être déjouer cette espèce de malédiction. Je n'ai plus beaucoup de temps, je sais ce qui me reste à faire. »

  • Happy end

    Julie Wolkenstein

    Dans quelques années, lorsque le niveau des océans aura monté.
    La mer grignote un bout de côte normande, engloutira bientôt les quelques villas perchées sur la falaise. Ce jour-là, Éliane, la seule survivante des trois familles de vacanciers qui y ont partagé tous leurs étés, veut voir la dernière vague. Revenue sur cette plage, elle s'accroche à sa maison, à ses souvenirs.
    À ceux qui sont morts, elle prête sa voix, revit les derniers instants de chacun. Pour différer la disparition de ce décor familier et la sienne propre, elle fait de sa mémoire une digue, un barrage : que restera-t-il de ces résidences secondaires, du goût des crevettes grises, des préjugés bourgeois, des bains de minuit, des vies réelles et imaginaires, à la toute fin ?

  • Pourquoi Ann Hellbrown a-t-elle brusquement décidé d'arrêter d'écrire après la noyade de son mari ? Pourquoi s'est-elle exilée en Angleterre et n'a-t-elle jamais, jusqu'à sa mort en 1912, rompu son voeu de silence ? De quoi est-elle coupable ? Une poignée d'universitaires, plus ou moins excentriques, plus ou moins convaincus du sérieux de leur mission, sont réunis par un colloque consacré à la romancière. Dans le manoir de l'ouest de la France où elle vécut jadis, ils échangent des points de vue, forment des hypothèses littéraires et des projets amoureux. De chercheurs, ils se transforment en détectives. Ils ont quatre jours pour mener l'enquête sur la disparue. Leurs témoignages croisés, ainsi que d'autres pièces mystérieusement versées au dossier à leur insu permettront au lecteur de juger. Au rythme des vagues qui menacent le manoir, dans ce va-et-vient qui mêle satire des moeurs universitaires et plongée dans une intimité d'un autre temps, entre aujourd'hui et hier, les secrets engloutis refont surface.

  • C'est l'occasion, en effet, d'étudier une forme de récit qui me séduit plus que n'importe quelle autre : le récit d'enquête, avec une dimension policière plus ou moins accentuée. J'ai choisi d'étudier Citizen Kane, Vertigo, Blow Up, Meurtre dans un jardin anglais notamment, et plus précisément la présence, dans ces enquêtes, d'une oeuvre d'art supposée contenir l'énigme et permettre de l'élucider. Et la manière dont j'ai procédé relève elle-même de l'enquête policière : il s'agissait pour moi de faire de la critique à la manière d'un détective, mais aussi, comme les détectives, ou enquêteurs qu'on trouve dans ces fi lms ou dans ces textes, en assumant l'échec relatif de mes investigations. Car ce dont je suis sûre, et que j'ai cherché à faire apparaître, à mettre en évidence, c'est que l'absence de solution est plus stimulante qu'une résolution parfaite. D'où le sous-titre « Enquête inachevée », qui renvoie à la fois aux oeuvres elles-mêmes, à la manière dont elles déçoivent notre besoin de conclusions, et à l'étude que j'en propose, ellemême irrésolue.

  • Pourquoi, comment inventer un rêve ? Ce qui ne nous viendrait jamais à l'esprit dans la réalité (il est déjà risqué de raconter un rêve sans ennuyer son auditoire, mais alors, en raconter un faux !), les auteurs de fiction l'ont toujours pratiqué.
    Bien qu'ils présentent les mêmes difficultés que les récits de rêves authentiques (comment transcrire les émotions ? les univers oniriques ? quel sens leur donner ?...), les récits de rêves fictifs sont, eux, élaborés par un démiurge, l'artiste, et s'insèrent dans une oeuvre. Les étudier, c'est d'abord dégager ce qui les lie au contexte religieux, littéraire et philosophique, mais aussi interroger la permanence de leurs éléments (prédictifs, symboliques, formels).
    Quels instruments sont préférés pour dire cette expérience essentiellement différente ? En quoi les rêves prêtés à des personnages imaginaires illustrent-ils les enjeux dramatiques et esthétiques de l'oeuvre dans laquelle ils apparaissent ? Y a-t-il des procédures comparables entre l'élaboration du rêve fictif et la création artistique ? De la tragédie aux romans de l'intériorité, du texte à l'image, cet ouvrage parcourt les exemples les plus intéressants, d'Eschyle à David Lynch, de Racine à Hitchcock, de Shakespeare à l'autofiction contemporaine.

  • Cet ouvrage collectif se veut une invitation à réfléchir au caractère " énigmatique " de l'image, à sa capacité à cacher ce qu'en même temps elle expose. Dans la tradition occidentale, l'image possède une double face. Elle est d'abord évidence ouverte à tous : elle est le liber idiotarum (le livre des illettrés) qui donne à tout le peuple chrétien accès à ce qui est réservé aux lettrés. Mais elle est aussi l'instrument du secret : elle introduit à des vérités cachées, inaccessibles aux moyens ordinaires du langage. Cette face ésotérique a fasciné les arts. Non seulement la peinture, mais aussi la littérature et le cinéma : l'image y est souvent le lieu d'un secret, et, partant, d'un dévoilement possible. Par quels jeux, leurres, scénographies narratives, l'image parvient-elle à détourner le regard ou l'intelligence du spectateur/lecteur pour lui dissimuler l'essentiel, tout en l'incitant à l'y chercher ? Tels sont les enjeux qui traversent ce volume résolument pluridisciplinaire, qui rassemble les contributions de spécialistes de littérature française et comparée, d'histoire des arts, d'études cinématographiques et de philosophie.

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