Littérature traduite

  • À l'ouest rien de nouveau a donné la parole à l'un des ces jeunes soldats allemands qui vécut l'épreuve de la Grande Guerre. Plus de glorification des faits d'armes, mais l'omniprésence de la mort et le tableau de l'Apocalypse.
    Le livre est interdit. Il deviendra un film mythique, que les autorités allemandes essaieront de condamner également. Mais la puissance d'évocation de cette oeuvre est telle qu'elle résiste à toute censure. Elle incarne si justement la bêtise et la cruauté infinies des hommes qu'on ne peut que penser au désastre des conflits suivants, à la marque indélébile laissée aux survivants.
    Écrit à la première personne, au présent, avec une sobriété qui souligne l'horreur quotidienne du front et de la vie dans les tranchées, ce roman nous interpelle du fin fond de l'enfer, dans la plus déchirante intimité.

  • Contes

    Hans Christian Andersen

    Andersen a écrit plus de 150 contes entre 1835 et 1873. Nous en proposons 22 représentatifs de son oeuvre. Les quatre éléments, l'eau, la terre, le feu et l'air, y sont régulièrement présents sous forme d'épreuves initiatiques. Ces contes, non oniriques, sont ancrés dans une réalité crue, sans jugement ni morale. Le plomb a le même poids que la plume, l'ombre en toute indépendance rencontre la poésie et devient parole. Nous pouvons nous retrouver dans ces situations et archétypes pour s'observer afin de mieux nous reconstruire dans ce monde d'après. Ces contes sont une approche universelle, un art vivant, traversent le temps, se transmettent de génération en génération à travers les tempêtes de l'histoire. Madeleine de Proust, les contes d'Andersen sont des repères intemporels et les revisiter aujourd'hui prend tout son sens face aux défis que nous avons à relever, notre imaginaire étant notre plus grande force.

  • Dans cette afghanistan des talibans où la canicule, les ruines de l'après-guerre et l'abattement des esprits dominent, deux hommes et deux femmes cherchent comment retrouver goût à la vie.
    Ce sont les femmes qui aideront leur mari à retrouver des sentiments humains et à refuser la déchéance et pourtant elles sont dans l'ombre, sévèrement traitées et contraintes par le système politique. dans ce roman magnifique, qui est aussi un hymne à la femme, yasmina khadra a su mettre au jour avec le talent d'une langue épurée et une grande lucidité la complexité des comportements dans les sociétés musulmanes déchirées entre le féodalisme et la modernité.

  • Les ruses de Tom Sawyer sont sans limites. Autant pour déjouer la surveillance de sa tante Polly que pour attirer l'attention de la jolie Becky Thatcher. Ou pour mettre en scène sa propre mort et celle des membres de sa «bande»... en s'offrant le plaisir d'assister en cachette à leur éloge funèbre, prononcé dans l'église de St. Petersburg devant le village en pleurs. Mais le jour où Tom et Becky se perdent dans le dédale souterrain d'une grotte, privés de lumière, d'eau et de nourriture, les ruses et l'imagination ne suffisent plus...

  • Paru en 1922 dans la revue Contemporânea, "Le Banquier anarchiste", seule oeuvre de fiction publiée de son vivant, a connu un destin étrange. Mentionnée avec condescendance par les « spécialistes » ès Pessoa quand ils daignaient la citer, ce n'est que tout récemment qu'on a commencé à la lire.
    Avec ses « faiblesses de construction » et son évident « amateurisme », ce dialogue paradoxal, à la fois logique et absurde, conformiste et subversif, d'une naïveté assez lucide ou, si l'on préfère, d'une lucidité assez naïve, n'a rien perdu de son pouvoir de provocation.

  • Les poignantes mais souvent joyeuses histoires de ce livre composent la tendre chronique d'un homme qui se souvient de son père, génial représentant de commerce et grand amoureux de la pêche, géant captivant et charmeur aux yeux de l'enfant qu'il était. Elles commencent simplement, par ce regard de l'enfance, puis elles se développent pour illustrer la prise de conscience d'un garçon qui grandit et observe le monde autour de lui. Et si elles reconstituent l'histoire de sa famille, avec en arrière-plan celle de l'Europe centrale, elles sont en réalité beaucoup plus que cela :
    De touchantes méditations sur la vie et la survie, la mort et la mémoire, l'humour, la justice et la compassion.

    Classique de la littérature tchèque au même titre que les oeuvres de Jaroslav Hasek et Bohumil Hrabal, ce livre largement autobiographique, traduit dans de nombreux pays, de la Pologne à l'Italie, de l'Espagne aux Etats-Unis, en passant par Israël et l'Allemagne, ne l'avait encore jamais été en français. Et s'il est un des préférés des lecteurs tchèques, il l'est aussi de l'écrivain et journaliste polonais Mariusz Szczygiel (Gottland et Chacun son paradis, éd. Actes Sud), auteur du texte De la vie vécue comme une fête, qui accompagne cette édition.

  • La grande originalité de cette édition, bilingue et en vers, est d'avoir été réalisée par un musicien,
    Didier Marc Garin, qui s'est attelé durant sept ans à la traduction de La Divine comédie dans le but d'écrire un opéra - dont il a commencé la composition en 2005. Sa traduction s'attache à la restitution des rythmes et des sonorités de l'italien médiéval dans un français qui mêle décasyllabes, alexandrins et vers libres pour une lecture fluide et limpide.

    « Un très grand texte de la littérature médiévale servi par une grande traduction. »
    Moyen-Âge.
    « Une version ouverte, accessible - moins ambitieuse, mais aussi moins hautaine que certaines de
    ses concurrentes. »
    Jean-Maurice de Montremy, Livres Hebdo.
    « La version nouvelle de Didier Marc Garin propose de bonnes clés pour y aller voir, une fois de
    plus [...]. La langue est accessible, les notes justes et suffisantes, et le texte exact en regard : une
    aubaine pour les italianisants. »
    Claude Michel Cluny, Lire.


    Dante Alighieri est né en 1265 à Florence dans une famille noble guelfe - partisans du pape opposés à ceux de l'empereur, les gibelins. Marié à douze ans avec une femme de son rang, Gemma, dont il aura quatre enfants, nommé Prieur de Florence - les plus hauts magistrats de l'exécutif -, Dante, bien que guelfe, est opposé à ce que le pape exerce un pouvoir plénipotentiaire sur la ville et plaide pour un souverain régnant sur toute l'Italie avec la bénédiction du pape. Condamné à l'exil en 1302, il voyage en Italie et à Paris et commence en 1306 la rédaction de La Divine comédie à laquelle il travaillera toute sa vie. Invité à Ravenne en 1319, il y meurt en 1321 sans avoir revu Florence.

  • Le Prophète contient tous les éléments nécessaires pour fonder un code de valeurs laïques dans lequel tous les humains peuvent se retrouver.

  • Après une énième dispute avec son père - un universitaire à la vie austère, Jeremy fugue et arpente un Londres ravagé par les bombardements nazis. Seul et fauché, révolté contre un monde qu'il juge étriqué, il survit grâce à sa passion pour la musique.

    Vissé à son piano dans un bar enfumé, Jeremy réchauffe les nuits glacées des êtres brisés tout en rêvant de devenir un grand pianiste. Un soir, il fait la connaissance de Percy, un jazzman noir américain. Un rencontre qui bouleverse son existence... mais cette existence sera-t-elle comprise par son père pétri de certitude ?

    Mené sur un rythme trépidant qui épouse la sensualité du jazz, ce roman interroge les tensions générationnelles avec un regard perçant et serein. Si chaque génération semble toujours perdue aux yeux de la précédente, une trêve est possible quand les pères et les fils reconnaissent qu'ils portent en eux un peu de la souffrance de l'autre.

  • Dans le nord-est du groenland, la tribu de katingak est sur le point de rejoindre le camp d'été.
    Pour ninioq, le temps sera venu de faire ses adieux au monde des vivants. mais tornarssuk, le maître de tout, en a décidé autrement. comme après chaque saison de chasse, il faut aller faire sécher le poisson et la viande sur la petite île de neqe. et c'est à elle, la doyenne de la tribu, et à son petit-fils manik qu'échoit cette mission. sur cette terre hostile et malgré son grand âge, ninioq doit prendre soin de l'enfant.
    Jour après jour, elle apprend au fils de son fils les gestes de la vie et lui transmet les traditions et les légendes de la tribu. mais quelque chose s'est passé ninioq le sent. depuis quelques semaines déjà, ils auraient dû revenir les chercher. un malheur est-il arrivé ? il faut qu'elle sache, qu'elle aille à leur rencontre, qu'elle retrouve les siens...

  • Eden Springs

    Laura Kasischke

    Printemps 1903. Un prédicateur tente d'échapper au scandale en installant sa communauté dans le Michigan.
    Le charismatique Benjamin Purnell promet la vie éternelle à ses adeptes, en particulier aux belles jeunes filles.
    Comment expliquer alors qu'une adolescente ait été enterrée ?

  • A la suite d'une publication d'un poème dans un magazine de chasse, Yasushi Inoué reçoit une lettre d'un chasseur prénommé Josuke Misugi. Ce dernier lui fait parvenir trois lettres qui lui ont été adressées, rédigées par trois femmes différentes. Toutes racontent son adultère. La première provient de Shoko, la fille de sa maîtresse qui a découvert la liaison en lisant le journal de sa mère ; la deuxième provient de Midori, sa femme qui lui annonce sa volonté de divorcer après avoir subi pendant de longues années l'infidélité de son mari ; la dernière est celle de Saïko, sa maîtresse, écrite peu avant son suicide et qui revient sur leur histoire.
    Chaque lettre donne le point de vue, les sentiments de chacun de ces protagonistes dans cette affaire et leur amour pour cet homme, chacune à leur manière.

  • Livre « à part », comme Nietzsche le nomma lui-même. Dans Ainsi parlait Zarathoustra apparaissent pour la première fois des thèmes comme la volonté de puissance ou le surhomme. Ces idées comptent au nombre de celles qui ont le plus fortement marqué la pensée contemporaine. « Lorsque Zarathoustra fut âgé de trente ans, il quitta son pays, et le lac de son pays, et il s'en fut dans la montagne. Là jouit de son esprit et de sa solitude et dix années n'en fut las. Mais à la fin son coeur changea, -et un matin, avec l'aurore, il se leva, face au soleil s'avança... », Friedrich Nietzsche.

  • Pour nous qui avons vécu ces heures exaltantes, ce passé est tout proche. Le temps d'un battement de paupières et il revit, les événements se raniment, les visages disparus renaissent. C'est une page d'histoire que nous ne nous résignons pas à tourner.
    Donc, depuis une semaine, Paris vivait dans la fièvre. Au gré des télégrammes parvenant des quatre coins de l'Europe on passait de l'angoisse à l'espoir. Ultimatum à la Serbie... Médiation anglaise... Refus de Berlin... Recours à La Haye...
    Mobilisation russe... Etat de guerre en Allemagne ; puis le samedi 1er août dans l'après-midi la terrible nouvelle a éclaté comme un éclair... Dès le lendemain, des milliers d'hommes pressés de se battre se bousculaient devant les bureaux de recrutement pour s'engager...
    Ceux qui s'offraient vaillamment au massacre, étaient-ce donc des dupes ? Les trompait-on en leur apprenant, dès l'enfance, que mourir pour la patrie était le sort le plus beau ?
    Autant de questions qu'on n'ose poser à ces têtes aux orbites creuses. Je voudrais leur crier : «Non, votre sacrifice n'a pas été vain ! Votre vaillance a sauvé non seulement le pays, mais l'univers entier, que l'Allemagne eût écrasé sous son talon de fer ; la dernière victoire n'est qu'une fille de la vôtre et les Grands d'à présent restent vos débiteurs.» Mais à quoi bon ? On ne console pas les morts avec des discours...
    Instruits par les événements, nous savons aujourd'hui qu'il faut oublier. Même si le coeur est muet, la raison nous l'ordonne : nous devons barrer d'un trait les années de guerre et celles de l'occupation. Oui, je veux oublier.
    Roland Dorgelès - 2 août 1964

  • Le vol de Bostjan

    Florjan Lipus

    Le Vol de Bostjan est le roman d´une enfance et d´une jeunesse marquées de manière indélébile par la perte. Il se déroule au fond d´une vallée isolée, au pied des montagnes, pendant l´occupation allemande, au sein d´une communauté slovène construite sur la hiérarchie et la tradition. L´histoire entremêle un enchaînement incomparable de scènes, qui se combinent pour former un ensemble bouleversant et esthétiquement fascinant : l´arrestation de la mère et sa mort dans un camp, tandis que le père est à la guerre le retour au pays du père et son second mariage la disparition de la grand-mère malade la rencontre de Bo?tjan avec son premier amour, qui lui redonne vie et le remplit d´espérance. Le Vol de Bo?tjan est, selon Peter Handke : « Une histoire d´amour sauvage et tendre comme je n´en ai lu aucune dans ma vie. (.) langage qui vole, qui rythme, qui cherche, qui traverse les frontières extérieures et intérieures (de l´être). » « Une des plus belles de la littérature mondiale. »

  • Voilà trente-cinq ans que M. Hanta nourrit la presse d'une usine de recyclage où s'engloutissent jour après jour des tonnes de livres interdits par la censure, et jusqu'aux chefs-d'oeuvre de l'humanité. « Ce genre d'assassinat, ce massacre d'innocents, il faut bien quelqu'un pour le faire. » Hanta travaille, boit de la bière, déambule dans les rues de Prague, lit, et ressasse la mission dont il s'est investi : sauver la culture en arrachant à la mort des trésors si injustement condamnés. Il en sauve jusqu'à deux tonnes qu'il entasse au-dessus de son lit. Mais à ce jeu de cache-cache, son rendement baisse. Rejeté, abandonné de tous, il ne lui reste plus qu'à rejoindre ses livres bien-aimés.
    Le lecteur suit les pensées de Hanta à travers un long monologue obsessionnel et émaillé d'images singulières. Hanta revient sans cesse sur son travail, son passé et, sans le dire réellement, sur la solitude qui le mine. C'est le destin d'un homme, un ouvrier, rattrapé par une modernité assassine.
    Publié d'abord en 1976, traduit dans plus d'une dizaine de langues, ce soliloque, révélant l'absurdité tragicomique du quotidien, à propos duquel Hrabal disait : « Je ne suis venu au monde que pour écrire Une trop bruyante solitude », est un splendide apologue de la « normalisation », machine à broyer l'esprit, dont Hrabal fut lui-même la victime.

  • Il n´y a qu´une ville à la taille de l´énergie de Doris : Berlin ! Fuyant la ville moyenne où elle végète, Doris, séduisante et séductrice, part à la conquête de la Babylone des années 30. Un objectif en tête : devenir une vedette. Elle plonge alors dans un univers éclatant et éclaté : le champagne coule à flot comme les êtres à pic dans la misère. Artistes, mondains, miséreux se lancent à corps perdu dans un dernier tour de piste avant le désastre qui s´annonce en Europe. Ne pouvant compter que sur elle-même, Doris va tout vivre au risque d´être emportée par ce torrent. Texte féministe avant l´heure, Irmgard Keun crée un personnage qui résiste à toute assignation.

  • Difficile de ne pas frissonner dans la bourgade anglaise de Middenshot. Quand le vent cesse enfin de hurler, c´est le tumulte intérieur qui prend le relai. Depuis son accident, quelque chose s´est brisé en Mr. Jarrow. Sa femme aimante et bien vivante, il s´est convaincu qu´elle était morte, alors il ne s´adresse à elle que lors de séances de spiritisme. Sa fille, en passe de devenir vieille fille, supporte toutes ses manies en se berçant d´illusions sur les intentions de son voisin : Mr. Holme. Or ce dernier sous ses allures de gentleman a des désirs bien dévorants. Et ce monde déjà bancal est menacé : un tueur fou rode à Middenshot. Pour lui échapper, il faudra aux personnages s´aventurer au-delà du bien et du mal. Êtes-vous prêts à les suivre ? Edgar Mittelholzer invente un ton inédit de comédie noire. Tout y est terrifiant et tout y est amusant. Cet impossible équilibre n´a guère d´équivalent à part chez les frères Cohen.

  • La réédition d´un bijou d´humour noir du dissident russe Andreï Siniavski, préfacé par son fils, l´écrivain Iegor Gran. Réussissant tout ce qu´il rate, André-la-Poisse ne porte pas son nom par hasard. La fée qui s´était penchée sur son berceau l´avait pourtant prédit : il aura tous les talents, sauf celui de savoir s´en servir. Alors à défaut d´une vie facile, c´est une existence trépidante qui s´offre à lui. Avec la fantaisie d´ETA Hoffmann, d´un réalisme satirique à la Mikhaël Boulgakov, Andreï Siniavski malmène son héros en l´affublant d´une malédiction : la malchance. Drôlement cruel, le roman transforme, d´une plume acérée, un destin poisseux en leçon de liberté. Poussant de saillie et en saillie, ce grand petit livre fait ainsi un bras d´honneur à la fatalité.

  • Bienvenue dans l'univers caractéristique de l'auteure avec cet unique recueil de nouvelles de Laura Kasischke : étrangeté à la frontière du surnaturel, éventail raffiné de violences et tensions sous-jacentes parcourent ces quinze nouvelles inédites.

  • J'étais donc assis dans cette même posture lorsque je l'appelai et lui exposai rapidement ce que j'attendais de lui, savoir, l'examen de concert d'un petit document.
    Imaginez ma surprise, non, mon indignation, lorsque, sans se départir de son quant-à-soi, bertleby, d'une voix singulièrement douce et ferme me répondit, " je ne préférerais pas ". herman melville

  • La Langue de ma mère est le premier roman traduit en français de l'écrivain flamand Tom Lanoye, très populaire en Flandre, aux Pays-Bas et en Allemagne, où il est le dramaturge étranger le plus joué.

    Frappée par une attaque cérébrale sur ses vieux jours, la mère de l'auteur perd sa langue mais pas la langue en général puisqu'elle s'exprime désormais en un baragouin furieux et inintelligible, qui traduit son désespoir et sa colère d'être incomprise. Durant toute son existence cette commerçante, bouchère à Saint-Nicolas, bourg de la province d'Anvers, a été actrice dans une compagnie d'amateurs. La langue était son instrument. Elle la maniait en virtuose au théâtre comme dans la vie où sa volubilité et son sens de la répartie, alliés à un caractère bien trempé et autoritaire, faisaient d'elle un personnage haut en couleur et parfois redoutable.


    Tom Lanoye est un personnage célèbre dans son pays. Depuis vingt ans, il défraie la chronique littéraire de Flandre et des Pays-Bas. Dès ses études à l'Université de Gand, il déclame ses propres textes sur la scène de divers cabarets littéraires. En 1985, il conquiert la notoriété avec Un fils de boucher avec de petites lunettes. Suivent à partir de là nouvelles, romans, essais, recueils de poèmes et pièces de théâtre dont deux, Méphisto for ever et Atropa, la vengeance de la paix furent montées en France et firent sensation en Avignon en 2007 et 2008, avant d'être représentées au Théâtre de la Ville de Paris et de tourner dans tout le pays.
    Digne successeur de Hugo Claus dans son célèbre Chagrin des Belges, il allie un regard sarcastique sur la société flamande avec une tendresse ironique et lucide.

  • Cette bande dessinée considérée comme faisant partie des oeuvres mondiales majeures en ce domaine a été publiée d´octobre 1905 à avril 1911 dans le quotidien New York Herald sous le nom de Little Nemo in Slumberland. Winsor McCay est alors au sommet de son art et il développe un univers radicalement avant-gardiste où se mêlent pays des songes hantés par les lectures de Freud, bestiaire fantastique, architectures utopiques inspirées par l´Art Nouveau, libertés narratives, audaces graphiques et mise en page résolument novatrice. Notre projet est de republier l´ensemble des planches de Little nemo in Slumberland en trois tomes et la suite des aventures, Little Nemo in the land of wonderful dreams, dans un quatrième tome. Les 101 premières planches, de toute beauté, nous entraine dans des mondes obscurs, inquiétants, féériques en un feu d´artifice d´inventions visuelles. Des rêves et des cauchemars soyeux, troublants et insolites pour petits et grands !

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