La Contre Allee

  • L' île de Staten Island, à New York, a hébergé de 1948 à 2001 ce qui devint peu à peu l' une des plus grandes décharges à ciel ouvert du monde.
    Mordor urbain, la décharge de Fresh Kills - que l' on disait visible de l' espace - ne devait initialement être opérationnelle que pour trois ans. Mais au fil du temps, des montagnes d' ordures, littéralement, s' y sont érigées. La dernière barge de déchets y sera déposée en mars 2001.
    C' est là qu' on stockera les débris issus des attentats du 11 septembre.
    Aujourd' hui, le site de Freshkills se transforme en un parc verdoyant, parmi les plus grands de New York, construit au-dessus des déchets enfouis.
    /> Dans ce récit-documentaire à la croisée des genres, Lucie Taïeb remonte aux origines de cette décharge de Babel pour « penser le problème de manière poétique » et comprendre ce lieu qui, à l' apogée de sa production, traitait jusqu' à 29 000 tonnes d' ordures par jour.
    S' intéresser à l' histoire de ce site et à la façon dont nous traitons nos déchets est aussi pour l' autrice l' opportunité de questionner l'usage du langage technocratique et marketing pour influencer notre perception du réel.

  • Les quichottes : voix de la Laponie espagnole Nouv.

    Les Quichottes, c'est le récit d'un voyage de 2 500 kilomètres à travers les 65 000 km2 du plus grand désert démographique d'? Europe - après la région arctique de Scandinavie -, qui s'étend à travers les provinces de Guadalajara, Teruel, La Rioja, Burgos, Valence, Cuenca, Saragosse, Soria, Segovie et Castellón, et où l'on recense 1 355 municipalités. Paco Cerdà, journaliste-écrivain, nous entraîne sur les routes impraticables de ce territoire froid et montagneux, au sud-est de Madrid, que l'on surnomme aussi " Laponie du Sud " ou " Laponie espagnole ", parce que, comme en Laponie, moins de huit habitants au kilomètre carré y vivent.
    Dans toute l'Europe, il n'y a pas d'endroit aussi extrême et vide. Une région abandonnée des pouvoirs publics, où 1 % de la population occupe 13 % du territoire. Loin de l'idéalisation d'un monde rural bucolique, Paco Cerdà relate le manque d'infrastructures, de perspectives, l'absence d'écoles, de soins, de structures culturelles ou sportives. Enfin, Les Quichottes offre un regard sur la difficulté de s'? inscrire, aujourd'hui, pour bon nombre d'entre nous, dans un monde globalisé.

  • Camilla a 46 ans et vit avec ses trois enfants. Elle a une famille «normale» si ce n' est le fait que Federico, son deuxième enfant, tout en étant biologiquement un garçon, manifeste depuis l' âge d' un et demi l' exigence et le désir d' être (aussi) une fi lle. Il veut s' habiller en rose, mettre des jupes, préfère la compagnie des petites fi lles à celles des garçons, dans les jeux s' identifi e aux petites fées plutôt qu' à Spider-Man.
    Camilla choisit de ne pas l' en empêcher et d' être à l' écoute. Elle se documente, lit, trouve sur internet des histoires similaires à la sienne. Elle découvre l' existence de la dysphorie de genre, des enfants gender fl uid, transgender, non-binaires et d' autres encore.
    Elle découvre en somme les multiples développements atypiques de l' identité de genre.
    Avec détermination, délicatesse et ironie, Camilla Vivian raconte l' histoire de Federico, un petit garçon serein et conscient de sa diversité, avec ses cheveux longs et son vernis à ongle rose. Elle raconte le quotidien de sa famille, à l' école et à la piscine, pendant les courses et les fêtes d' anniversaire, la pression sociale et familiale.
    Elle explique aussi ses propres doutes, ses peurs, ses questionnements et sa volonté de comprendre. Tout cela est assez compliqué, mais elle est sûre d' une chose : ce n' est pas la personne non-conforme qui doit s' adapter, ce sont les autres, à commencer par la famille, qui doivent apprendre à connaître, comprendre et accueillir ces différences.

  • C' est en 2018 que la Bibliothèque Départementale de Loire- Atlantique m' a proposé une résidence itinérante dans des bibliothèques rurales et semi-rurales autour d' une question: «Que vient-on faire dans une bibliothèque aujourd' hui?» Sur le moment, on pense, Quelle drôle de question. On vient y lire, travailler, emprunter des livres. Mais une bibliothèque est bien plus que cela, comme je le constaterai lors de mes six mois de rencontres avec les bibliothécaires, les bénévoles, les lecteurs et lectrices, les usagères et usagers, adultes et jeunes. La bibliothèque est un lieu de vie, culturel et social.
    Très vite, j' ai senti que cette résidence n' était pas un sujet local, ça débordait des contours géographiques et thématiques. Ce qui traverse ces bibliothèques de Loire-Atlantique concerne toutes les bibliothèques, des villes et des campagnes : le troisième lieu, l' avenir de la lecture publique, la place du livre, les fractures sociales, culturelles, numériques, le service public. Interrogeant aussi l' accès à la culture dans ce qu' on appelle la «périphérie», qu' elle soit géographique ou sociale. Comme si les bibliothèques se révélaient le nerf sensible de la société.
    Ce n' est pas un texte sociologique ni journalistique, mais plutôt une approche sensible. Ce n' est pas un essai mais un récit.
    J' ai été inévitablement ramenée à mon rapport à la bibliothèque publique depuis l' enfance, à ce qu' elle a représenté en tant qu' éducatrice, force émancipatrice.
    Sophie G. Lucas J' y mesure l' évolution des missions des bibliothèques, de celles et ceux qui y travaillent, des publics, depuis ces dernières décennies et m' interroge sur leur avenir.

  • Cette année, les Saprophytes célèbrent leurs 10 ans d'existence. A cette occasion, ils souhaitent donner à lire le chemin qu'ils ont parcouru, mais aussi l'opportunité d'envisager l'avenir. Ils ont proposé à l'auteure Amandine Dhée de les suivre dans leur quotidien et d'écrire un récit distancé, un «pas de côté». Ils ont fait avec elle le pari d'une expérience : un livre, un mélange hybride entre littérature, essai, témoignages dessinés. «C'est sa franchise, sa simplicité, et le rapport qu'elle entretient aux gens qui nous intéresse».
    Son écriture poétique et politique porte un regard extérieur mais sensible sur ce qui lie les membres du collectif. Un collectif qui questionne, détourne, invente, (dé)construit les usages de la ville contemporaine.
    De tout cela découlent des entretiens menés par l'auteure avec les membres du collectif, les habitants, les bénévoles...

  • Mémoire historique de la justice anti-mafia, cette haute figure de l'État de droit n'a cessé de donner un sens politique à son travail de magistrat. Son Retour du Prince est une indispensable réflexion civique.
    Edwy Plenel.

    « Le véritable pouvoir est toujours obscène », affirme Scarpinato dans cet entretien où est rappelé que le mot « obscène » vient du latin ob scenum, soit ce qui opère « hors scène ». Selon Edwy Plenel, en montrant l'obscénité qui surprend, révolte ou indigne, Roberto Scarpinato brise l'omertà qui permet au pouvoir d'échapper à la honte du dévoilement.
    Après un franc succès populaire en Italie, cet ouvrage est désormais devenu une référence en France.
    Mémoire historique de la justice anti-mafia, Roberto Scarpinato a instruit des procès majeurs concernant les alliances entre la mafia et la classe politique et économique italienne. Il vit sous protection policière depuis plus de vingt-cinq ans.

  • Roberto Scarpinato est le dernier des juges, le dernier de la génération de Falcone et Borsellino, assassinés brutalement par la mafia en 1992. Mémoire historique de la justice antimafia en Sicile, il nous livre dans cet entretien inédit, d'une voix aussi vigoureuse qu'inspirée, ses réflexions sur la justice et le pouvoir, sur la religion et la corruption, à travers le prisme d'une vie, la sienne, que la violence mafieuse a irrémédiablement bouleversée.

  • Et si nous allions au cinéma en compagnie de Machiavel ?
    Si Pablo Iglesias est désigné comme le porte-parole de Podemos, ce professeur de sciences politiques est avant tout l'un des penseurs et fondateurs de ce parti antilibéral. Machiavel face au grand écran se présente comme la somme de ses cours de Cinéma politique à l'université Complutense de Madrid entre 2006 et 2010.
    Sa lecture de la représentation du pouvoir au cinéma nous permet de mieux connaître la pensée d'un homme qui bouscule la scène politique internationale et pour qui le 7ème art ne relève pas seulement du divertissement intellectuel mais permet aussi de parler de politique telle que l'entendait Machiavel, c'est-à-dire comme la science du pouvoir.
    En analysant des  lms tels que Apocalypse now, La Bataille d'Alger, Dogville. Pablo Iglesias aborde les thématiques de la violence politique, la mémoire historique, la nation, le colonialisme, la post-modernité capitaliste en Amérique latine, le genre et le féminisme.
    Figure historique «maudite», Machiavel reste aujourd'hui une référence - que d'aucuns pourraient considérer dangereuse - pour ceux qui veulent comprendre et pratiquer la politique.
    Pablo Iglesias Turrión tient ici à faire entendre que la politique ne concerne pas que «les politiques» et ne se limite pas à la recherche du consensus.

  • Recueil d'interventions, interviews et analyses de Falcone et Borsellino, cet ouvrage témoigne des nombreuses difficultés rencontrées dans la lutte contre la mafia, entravée non seulement par le crime organisé, mais surtout par les collègues des deux juges et les représentants du monde politique.
    Un ouvrage riche de paroles éclairantes, tristement prophétiques, comme celles-ci :
    Une négociation est en cours entre la mafia et l'État depuis le massacre de Capaci, il y a un dialogue entre la mafia et certains secteurs infidèles de l'État [.] La mafia me tuera, mais ce sont d'autres qui voudront ma mort, la mafia me tuera quand d'autres y consentiront. (Paolo Borsellino) Ou bien celles-là :
    Ce que j'ai eu à entendre dans les couloirs de ce palais est pénible ; devoir constater que, hormis une poignée de gens, tout le monde est content de me voir partir. (Giovanni Falcone, au moment de quitter le parquet de Palerme, un an avant sa mort.) Ce livre marque un retour fondamental aux sources directes, à ce qu'ils ont vraiment dit et écrit, dans la tentative de pénétrer les raisons (et les raisons d'État) qui ont amené à l'assassinat de ces deux juges-amis.
    Un pas en arrière indispensable pour rappeler leur parcours humain et professionnel, alors que les procès concernant leurs assassinats ont été ré-ouverts en Sicile et que les vérités pour lesquelles ils ont sacrifié leur vie sont en train de voir le jour.

  • Il y a un de ces plans d'urbanisme qui vous bouleversent les horizons, immédiat et lointain. Ensuite, et souvent très rapidement, on se demande ce qu'il pouvait y avoir à la place de ce qui était pourtant notre environnement quotidien. Les murs de papier peint que laissent entrevoir les façades éventrées nous laissent songeurs des histoires qu'ils devaient abriter. Qu'en reste-t-il, et surtout qu'en faisons-nous au juste de ces histoires qui sont aussi un peu les nôtres, comme autant de morcellements de celle à laquelle nous accordons une majuscule ? Florence Ferrandi réside à Lille Fives et assiste à la transformation de son quartier avec l'apparition de la place publique De Geyter. De 2004 à 2007, au travers de six séries de témoignages photographiques... un travail qui a valeur d'archive justement intitulé les métamorphoses - elle tente de consigner avec une touchante obstination les mouvements d'un temps présent. Ceux qui ne sont visibles qu'en pointillé, comme autant de balises temporelles faites de noirs et de blancs.
    Il n'en fallait guère plus pour faire causer... Et pour ce faire, quel meilleur endroit que l'espace public , surtout s'il prend l'allure d'une place ? Sillonnant ses intérieurs, rencontres après rencontres, Stéphanie Maurice... journaliste habituée des colonnes de Libé' - met en résonance les paroles qui lui sont délivrées autour et au coeur d'un quartier qui pourrait bien être le nôtre. Elle en tire l'esquisse des portraits qu'elle donne plus à entendre qu'à lire.
    Le dialogue s'opère entre les différents points de vue des métamorphoses, les témoignages recueillis et les paroles d'auteurs. Il nourrit nos propres questionnements, notamment sur l'idée que l'on se fait aujourd'hui de la vie de quartier. Ce que l'on y entend, et attend... Sur la place laissée aux uns et aux autres au sein de la cité... S'il est encore aujourd'hui possible de prendre ou donner la parole... Et de quelle façon dans un monde où les mutations se font de plus en plus pressantes?

  • Depuis plusieurs années, on constate une multiplication des actions autour de la mémoire. Celles-ci prennent des formes diverses, font appel à des intervenants multiples.
    Catherine Foret, sociologue, spécialisée dans les travaux mémoriels, présente dans cet ouvrage toute une série de contributions sur les principales problématiques liées aux projets Mémoires sur un territoire.
    Organisé en une vingtaine d'items regroupés en deux parties, ce précis propose des repères dans la réflexion sur les enjeux et les conditions de valorisation des travaux sur la mémoire.

    Cet ouvrage permet à chacun de les appréhender et d'éviter les différents écueils qui peuvent se présenter grâce à une compilation d'interventions et d'exemples sans oublier des clefs pour l'action afin de faciliter à tous la gestion de projets Mémoires. Il s'adresse à tous ceux qui s'intéressent aux problématiques mémoires et territoires.

  • Suite au déclenchement de la crise financière internationale à l'automne 2008, l'Islande a choisi de tourner le dos à la " doctrine d'austérité " qui forme actuellement le lieu commun dominant des politiques de gestion de l'après crise.
    Passée du statut de laboratoire de la finance triomphante à celui du symbole de sa déroute, l'île nordique fut tout d'abord l'objet d'un mouvement de protestations aux conséquences inattendues. La presse internationale s'enflamma. On parla bientôt d'une " Révolution des casseroles " pour décrire les événements qui s'y déroulèrent et qui aboutirent, en quelques semaines, à la démission de son gouvernement et à l'anticipation d'élections législatives qui virent arriver au pouvoir une gauche armée d'ambitions réformatrices radicales sous la pression de la société civile islandaise.
    Depuis la réforme de sa constitution faisant de la souveraineté et de la démocratie directe deux maîtres mots à la fois dans son processus d'élaboration et dans son contenu, l'Islande détonne dans le gris du ciel de l'actualité mondiale.

  • L'Escaut, voie d'eau longue d'environ 355 km, prend sa source près de Saint Quentin, traverse la France sur 90 km, la Belgique sur 200 km et se jette dans la mer du Nord aux Pays-Bas.
    Tout au long de son histoire, l'Escaut s'est retrouvée au centre d'enjeux économiques importants, notamment à l'époque où la voie fluviale constituait pratiquement le seul moyen de transport de marchandises en grande quantité.
    Cette voie d'eau, voie de communication Nord-Sud, calibrée au gabarit européen de 3000 tonnes pour être accessible aux plus grands bateaux, devrait bénéficier d'un nouvel élan avec la future liaison Seine-Nord Europe, canal de 106 km entre Compiègne et Marquion qui reliera l'Escaut à la Seine, à l'horizon 2016-17 si les engagements médiatiques du Grenelle de l'environnement sont tenus.
    Ce projet d'infrastructure euro-régionale présente une véritable alternative au transport routier pour les moyennes et longues distances. Il aura naturellement des conséquences sur le développement économique et l'aménagement des territoires qu'il va traverser ou relier tant en France qu'en Belgique. Les territoires situés le long de l'Escaut bénéficient d'une position privilégiée et d'un environnement économique favorable qui entraîne une activité logistique importante grâce à la présence de grands groupes industriels internationaux dans les domaines de l'automobile, du ferroviaire, de l'agro-alimentaire, de la métallurgie, de l'extraction et la transformation de la pierre calcaire, et plus récemment de la santé, lesquels anticipent l'arrivée du canal Seine-Nord Europe.
    Des transformations se dessinent déjà sur les territoires et dans les entreprises et l'on interroge ici les représentations que les populations de ce grand territoire transfrontalier ont de l'avenir du travail. De l'habitant à l'élu, du salarié au retraité en passant par le chef d'entreprise et le syndicaliste, comment rendre compréhensibles ces visions dans ce qui les rassemble mais aussi dans ce qui les distingue, voire les oppose.

    Cette publication est menée en collaboration avec l'association Travail et Culture, centre de recherche et d'innovation artistique et culturelle du monde du travail.

  • Entretiens avec :
    Jacques Delors, Martine Aubry, Ken Loach,Adam Globus, Lluis Pasqual, Andrei Plesu, Pierre Riches, Bogdan Bogdanovic, Ilmar Raag, Adolf Muschg, Claudio Magris, Nilufer Gole.

    La scène pourrait se dérouler dans un café, quelque part en Europe. Un auteur catalan compare les théâtres anglais, russes et napolitains, un prêtre anticlérical se souvient de Wittgenstein; un philosophe roumain fait l'éloge de la lenteur orientale ; une anthropologue turque explore les failles de son pays, tandis qu'un architecte serbe en exil raconte sa ville à un jeune cinéaste estonien.
    Dans le face à face imprévisible de la discussion libre, le scepticisme se mêle à l'enthousiasme, le pittoresque à la mélancolie. Mais c'est pourtant l'Europe qui se dessine. L'Europe vécue, rêvée, imaginée - l'Europe à hauteur d'homme.
    Ces conversations, alexandre Mirlesse les a menées pour nous, en allant rencontrer chez eux une centaine d'intellectuels, d'artistes et de dirigeants européens. Il en rapporte ce livre qui se veut, entre invitation au voyage et incitation au débat, le portrait d'une Europe qui se fait attendre.

  • On meurt généralement parce qu'on est seul, ou parce qu'on est entré dans un jeu trop grand. On meurt souvent parce qu'on ne dispose pas des alliances nécessaires, ou parce qu'on est privé de soutien. Giovanni Falcone Publié pour la première fois en 1991 et rapidement épuisé, cet entretien unique du juge Giovanni Falcone paraît quelques mois avant qu'il ne soit assassiné le 23 mai 1992. Témoignage exceptionnel de ce héros discret de l'Italie contemporaine, l'entretien constitue son testament spirituel.
    Une réédition essentielle car Falcone fut le premier à déchiffrer les modes de fonctionnement, les valeurs, les finalités et les codes de langage de Cosa Nostra. Une remarquable et magistrale leçon de sémantique mafieuse : " La mafia système de pouvoir, articulation du pouvoir, métaphore du pouvoir, et pathologie du pouvoir. La mafia système économique, depuis toujours insérée dans les activités illicites particulièrement fructueuses et susceptibles d'une exploitation méthodique. La mafia qui devient État dans les terres où l'État est tragiquement absent. La mafia qui, dans ce monde-là, apparaît comme un modèle plein d'avenir..."

  • L'ouvrage rassemble les actes du colloque international organisé lors de la manifestation l'Europe XXL, au cours duquel une vingtaine d'intervenants de renom : dirigeants, intellectuels et artistes , ont tenté de répondre à la question Vingt ans après la chute du Mur de Berlin, l'Europe est-elle réunifiée ?, en confrontant leurs points de vue.
    Les débats ont porté essentiellement sur l'avenir des Etats-nations, les ambivalences du miracle économique, la question du multiculturalisme et la concurrence des mémoires en Europe.

empty