Sciences humaines & sociales

  • D'un côté, la planète se réchauffe dangereusement, de l'autre, l'extrême droite gagne du terrain, de l'Europe aux Amériques. Que se passe-t-il quand ces deux tendances se rencontrent ?
    La poussée nationaliste contemporaine a été largement commentée, mais son rapport à l'écologie reste dans l'ombre. Ce livre entreprend de combler cette lacune : qu'ont dit, écrit et fait les principaux partis d'extrême droite à propos du climat et de l'énergie durant la dernière décennie ? En premier lieu, ils ont nié le problème. Le climato-négationnisme qu'on croyait moribond a fait un retour fracassant par la voix de leurs leaders. Dans sa grande majorité, l'extrême droite voue un culte aux réserves nationales et abhorre les éoliennes, s'oppose aux accords climatiques, entretient des liens étroits avec l'industrie fossile et nourrit de théories conspirationnistes sa détestation des mouvements écologiques et de la climatologie.
    Même quand elle reconnaît le problème, qu'elle se revendique d'un « nationalisme vert », ses positions restent en toutes circonstances déterminées par la défense de la nation et du territoire, et par son obsession de l'immigration non-blanche.
    Pour les auteurs de ce livre, l'essor des politiques nationalistes dans le contexte du réchauffement mondial nous alerte sur les dangers d'un fascisme fossile qui emploierait les moyens les plus brutaux à la préservation du statu quo.

  • Confrontant l'histoire des luttes passées à l'immense défi du réchauffement climatique, Andreas Malm interroge un précepte tenace du mouvement pour le climat : la non-violence et le respect de la propriété privée. Contre lui, il rappelle que les combats des suffragettes ou pour les droits civiques n'ont pas été gagnés sans perte ni fracas, et ravive une longue tradition de sabotage des infrastructures fossiles. La violence comporte des périls, mais le statut nous condamne. Nous devons apprendre à lutter dans un monde en feu.

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