Maison Des Sciences De L'homme

  • Par quelles opérations un édifice ou un objet se trouve-t-il intégré au corpus du patrimoine ."Quelles sont les étapes de la " chaîne patrimoniale ", depuis le premier regard jusqu'à l'éventuelle obtention du statut juridique de " monument historique " ? Quels sont les critères mis en oeuvre par les chercheurs de l'Inventaire pour décider que tel château, telle ferme, tel tableau d'église possède ou non une valeur patrimoniale ? Quelles émotions animent les mobilisations des profanes en faveur des biens à préserver ? Et finalement, sur quelles valeurs fondamentales repose la notion même de patrimoine ?.
    Telles sont les questions auxquelles répond ce livre, à partir d'enquêtes au plus près du terrain. Car c'est dans le détail des procédures, des propos enregistrés, des scènes et des gestes observés que l'on peut réellement comprendre comment - c'est-à-dire pourquoi les limites du patrimoine n'ont cessé, en une génération, de s'étendre, englobant désormais non seulement la " cathédrale " mais aussi la " petite cuillère" selon les mots d'André Chastel définissant le service de l'Inventaire , voire, tout récemment, la borne Michelin.
    Appliquant à la question patrimoniale les méthodes de la sociologie pragmatique, cette étude s'inscrit dans la perspective d'une sociologie des valeurs, tentant d'élucider ce qu'on entend aujourd'hui dans notre société par l'ancienneté, l'authenticité, la singularité ou la beauté - et qu'on en attend.

  • Depuis une vingtaine d'années, le tatouage est devenu omniprésent dans les sociétés occidentales : il décore les peaux, défraie la chronique, préoccupe les chercheurs. Or, les études de ces derniers font la part belle aux significations que les personnes tatouées attribuent à leur modification corporelle sans jamais se pencher sur le pendant professionnel de cet engouement, pourtant visible à travers l'efflorescence des studios de tatouage. Qui sont les tatoueurs ? Des artistes ? Des artisans ? Leur travail répond toujours à une double nécessité : satisfaire les désirs d'une clientèle désormais majoritairement profane tout en réalisant les « plus beaux » tatouages. Mais quels critères, notamment esthétiques, guident la réalisation et l'exécution d'une image encrée ? Comment les professionnels de l'encrage négocient-ils avec les hommes et les femmes qui viennent leur soumettre leur projet ? En examinant les processus de production des tatouages, cet ouvrage met au jour la manière dont s'apprend, se reproduit et se renouvelle cet univers visuel. Il dévoile les qualités dont doivent faire preuve les aspirants pour gagner leur place dans ce monde et y construire une réputation d'« artiste-tatoueur ».

  • "Des Tsiganes en Europe" et non "Les Tsiganes en Europe". Parce que les Tsiganes sont divers, multiples, qu'ils bougent et qu'ils se transforment. Insaisissables, dit-on. Les textes proposés dans ce volume décrivent des aspects précis de leur vie, explorent des attitudes singulières, s'attachent à l'analyse de conduites qui peuvent paraître surprenantes... mais c'est l'attention à l'inattendu aussi bien qu'à l'ordinaire qui permet de saisir le réel. Les domaines abordés sont variés : la mort, l'argent, la religion, la musique, la cuisine, l'oralité et l'écriture... Et les thématiques déclinées encore plus, mais certaines apparaissent prégnantes : la force du lien familial, l'importance de la parole, la complexité de la relation aux autres entre familiarité et mise à distance... Différents aussi les groupes tsiganes représentés : des Rom, des Sinti, des Guanos, des Manus... Et les pays visités : Hongrie, Italie et Autriche, Espagne et Portugal, France et Belgique... Au fil des chapitres, le tableau se met en place : l'Europe des Tsiganes ou l'Europe selon certains Tsiganes ? Mais il reste inachevé et pourrait aussi bien donner à voir d'autres configurations : qui peut prétendre épuiser la complexité tsigane ? Le propre de l'ethnologie est de mettre en évidence les dynamismes qui animent les sociétés qu'elle étudie. Ce livre montre que si les Manus, les Gitans, les Sinti, les Rom... réussissent à rester ce qu'ils sont dans le monde tel qu'il va, c'est-à-dire à conjuguer fidélité à soi-même et adaptation, c'est avant tout en s'appuyant sur les ressources qu'ils trouvent au sein de leurs propres communautés - constat qui, dans le contexte politique contemporain, n'est pas sans importance.

  • Issu d'un dialogue franco-italien de longue durée, cet ouvrage tente d'éclairer les relations complexes et changeantes entre le monument et les populations qui vivent autour de lui. Ces relations sont hétérogènes, contradictoires, changeantes, c'est-à-dire éminemment historiques. En cela, elles contredisent le rêve d'immobilité qui est à la source de l'utopie monumentale. À travers une quinzaine d'études de cas - qui intéressent de grands ensemble historiques comme la Cité de Carcassonne, les Sassi de Matera, les trulli d'Alberobello, les églises baroques du Val de Noto, les falaises de Bandiagara au Mali... aussi bien que la Bibliothèque nationale François-Mitterrand ou les palais du pouvoir qui s'ouvrent lors des Journées du patrimoine - les auteurs explicitent la diversité des modes d'appropriation, singuliers et collectifs, discrets et violents, de la grandeur monumentale.

  • Contrairement au mythe toujours vivace d´une paysannerie vendéenne passive et fidèle à un ancien régime catholique, féodal et monarchique, Bernadette Bucher nous plonge dans une histoire profonde jalonnée de ruptures, de rebellions populaires et renversements d´alliance à l´égard de l´Eglise, des seigneurs et du roi. L´importance du protestantisme sur la terre même des guerres de Vendée n´en est pas la moindre surprise. Pour l´auteur, la continuité entre cette Vendée mythique et la Vendée contemporaine résulte moins des idéologies politiques et religieuses que de la remarquable plasticité de la culture populaire bocaine dont l´ethnologue nous décrit les changements spectaculaires observés sur le terrain depuis quinze ans. Les particularités de l´économie domestique (coublage, salariés dits à mi-viage), l´étonnante vitalité des codes de conduite et des valeurs-charnières (vaillance, simplicité, économie), la richesse des rites de sociabilité (mariage, chasse à courre, caves des hommes) mettent en lumière une logique inattendue des transformations du monde rural. À l´heure où l´Europe cherche à se créer une identité supranationale, Descendants de Chouans nous invite ainsi à revoir le concept même de « communauté » à la lumière du modèle vendéen, et à redonner au quotidien le rôle qui leur revient dans les métamorphoses de l´Histoire.

  • Le bonheur est-il un phénomène unique ou l'enchaînement d'humeurs contrastées ? Un état de tranquillité et de sérénité ou le fait d'une vie vécue intensément ? Faut-il être averti de son bonheur pour le vivre ? Comment régler le dilemme entre affects et cognition ? Le bonheur est, pour le moins, un concept dont la principale caractéristique est de ne pas donner prise à une interprétation unique. Or, si le malheur a été abondamment étudié par les sciences humaines et sociales, le bonheur jusqu'ici ne semble pas avoir été un objet bon à penser par et pour l'anthropologie, au contraire de la psychologie ou de l'économie. Initié afin de réduire cet écart, cet ouvrage collectif s'attache à montrer de quelles façons, au-delà du constat de la variabilité culturelle et individuelle de ses manifestations, le bonheur peut être saisi dans ses formes élémentaires.
    Les auteurs rassemblés dans Ethnologie des gens heureux proposent ainsi des pistes de réflexion à la fois méthodologiques et théoriques qui, tout en se réclamant d'orientations de recherche personnelles, offrent au lecteur un ensemble de matériaux ethnographiques attachés à rendre plus compréhensible ce qui fait le bonheur des êtres humains.

  • Du savon de Marseille emballé à l'ancienne aux vestes en tweed provenant de l'île Harris, en passant par les fromages au lait cru fabriqués dans une usine moderne, dix carrières d'objets nous entraînent ici au coeur des mécanismes subtils de l'innovation et de l'emprunt techniques.
    Ethnologues et sociologues nous montrent à travers ces exemples, parfois cocasses, les réseaux nécessaires à l'adaptation ou à la réactivation de ces objets.
    Ces " milieux techniques favorables " incluent ces passeurs et traducteurs que sont les inventeurs, les artistes, les élus, les aménageurs, les conservateurs et tous ceux auxquels la société confie le rôle de codifier, de promouvoir, de contrôler et d'authentifier processus et produits.
    Pour nous faire entrer de plain pied dans ces singulières histoires contemporaines, les chercheurs ont dû sortir de leurs rassurantes insularités disciplinaires et se confronter à cet apparent paradoxe de nos sociétés qui, en un même mouvement, revendiquent la tradition et promeuvent l'innovation.
    En prêtant une attention renouvelée aux usages et aux manipulations symboliques des objets, en les replaçant dans les contextes - mutations économiques et relances, emblématisation et patrimonialisation - qui leur donnent sens, les travaux présentés dans ce livre apportent une contribution originale au renouvellement d'une anthropologie de la culture matérielle d'aujourd'hui..

  • Dans de très nombreuses sociétés à Etat, la civilisation commence avec la maîtrise de la fermentation, étape décisive, mais toujours incertaine, qui lui permet de s'extraire de l'état de nature tout en préservant des liens privilégiés avec celle-ci.
    Elément vivant utilisé dans un but festif ou alimentaire, source d'énergie disponible en toutes saisons, le produit fermenté - qu'il s'agisse de boissons alcoolisées ou de pains - entretient un rapport symbolique, voire analogique avec le sang. On le retrouve ainsi dans de très nombreux sacrifices, rites funéraires ou fêtes de fertilité. Produit à l'élaboration toujours aléatoire, il symbolise tout à la fois l'importance de la technique humaine et le respect dû aux dieux.
    La boisson fermentée est un cadeau divin, elle est parfois la divinité elle-même, et j'homme civilisé l'ingère selon certaines règles pour se nourrir, communier avec son dieu, et se réjouir avec ses semblables. Les détenteurs du pouvoir terrestre se sont toujours efforcés de la contrôler pour se légitimer mais aussi pour en maîtriser les abus, dommageables pour l'ensemble de la collectivité. C'est lorsque la boisson se désacralise qu'elle se désocialise et remet enjeu l'avenir du peuple.
    En collaborant à l'étude de ce Ferment divin, anthropologues et historiens nous font suivre de manière originale et passionnante le parcours de notre culture, depuis son origine indo-européenne - avec le soma et son substitut -jusqu'à la rencontre avec le Nouveau Monde où seront mis en évidence les effets destructurants de nos boissons distillées venues prendre la place des liqueurs fermentées traditionnelles.

  • Arpenter les rues d'une " belle ville ", exposer aux regards la " belle mécanique " d'une vieille voiture, partager entre amis un " beau souvenir " de vacances.
    La vie de tous les jours nous apporte les occasions les plus variées de mobiliser notre attention esthétique, de formuler des jugements de qualité. Mais que viennent sanctionner alors ces énoncés esthétiques, dans ces circonstances qui ne les requièrent pas a priori ? Que faisons-nous, quelles relations tissons-nous avec les autres lorsque nous choisissons, fabriquons, " arrangeons " à notre goût les choses qui nous entourent ? Que dire de ce "goût" qui nous lie aux choses et aux gens ou qui, au contraire, nous en sépare et hiérarchise nos relations ? En se posant la question du " goût des belles choses " dans notre quotidien, les ethnologues rassemblés ici ont emprunté une autre voie que celles de la réflexion philosophique classique - centrée sur la définition d'une catégorie du beau - ou de la sociologie bourdieusienne - principalement intéressée par les fonctions sociales classificatrices du jugement de goût.
    C'est à partir d'exemples concrets - des films de famille au goût du vin, du hip-hop aux " beaux jardins" ou au cirque traditionnel - que les auteurs réunis dans cet ouvrage nous amènent à découvrir les multiples variations esthétiques des objets et des gestes qui constituent le cadre de notre vie quotidienne.

  • Illégal, clandestin, hors-marché, parallèle, alternatif..., tels sont quelques-uns des termes utilisés pour qualifier les activités regroupées habituellement sous le vocable d'" économie informelle ". Les ethnologues et les sociologues nous entraînent ici dans le vif des pratiques et des configurations de ce type d'économie. Migrants, communautés Emmaüs, acteurs de systèmes et réseaux d'échanges locaux, brocanteurs ou pêcheurs à pied, tous travaillent "autrement". Il peut s'agir d'économies choisies - où l'on tente de vivre et de produire de façon alternative -, mais aussi de modes de survie dans un monde économique subi. La logique du don se mêle aux relations marchandes et utilitaristes. Et si ces dernières y sont à l'¦uvre, c'est sous d'autres formes : échanges de savoirs et de services, mobilisation des réseaux familiaux et ethniques, réhabilitation d'hommes désocialisés au moyen de la restauration et de la vente d'objets...

  • Prenant prétexte de leurs recherches sur les populations côtières de la Bretagne méridionale et sur les métiers de la petite pêche, de la saliculture et de la conchyliculture, les auteurs, Geneviève Delbos, sociologue rurale, et Paul Jorion, anthropologue, se livrent à une ample réflexion sur la transmission des savoirs empiriques, mais aussi scientifique et scolaire.
    Dans ces activités où le métier s'acquiert sur le tas au sein de l'environnement familial, ce n'est pas tant du savoir qui se transmet, mais du travail. Aujourd'hui l'apprentissage se double d'un enseignement scolaire. La pratique s'en trouve-t-elle améliorée ? Et, sinon, ne faut-il pas chercher la raison de cet échec dans le rapport ambigu que le savoir scolaire entretient avec la science ? Le savoir empirique ne se transmet pas, mais il se reconstitue cependant à chaque génération.
    Les auteurs mettent en évidence le mécanisme complexe par lequel une expérience privée se bâtit, tendant vers une maîtrise imaginaire, et confortée à chacune de ses étapes par la reconnaissance accordée à l'ouvrage bien faite. Savoir approprié à son objet, le savoir empirique n'en est pas moins essentiellement humain, et à ce titre, soumis aux distorsions que lui imprime le champ de l'espoir. Le mérite essentiel de cet ouvrage réside sans doute dans la synthèse réussie qu'il opère entre le sociologique et le psychologique, les révélant chacun comme l'un des éclairages portés sur la machinerie complexe du renouvellement des générations.
    On découvrira ainsi comment la reconstitution du savoir dans l'expérience privée de chaque producteur explique à la fois les stratégies démographiques des communautés paysannes et l'équilibre délicat qui préside à leur reproduction.

  • L'application à un terrain français des méthodes de l'ethnologie classique, la minutie et la qualité de l'observation font de "Minot" une entreprise qui fait désormais référence. Dans ce village semblable à bien d'autres, les auteurs ont réussi à restituer la figure vivante d'une petite société rurale et son ordre profond.

  • Jardins et plantes cultivées, fruits et légumes ou végétaux d'ornement, sont entrés depuis peu dans le domaine du patrimoine. La sauvegarde des espèces en voie de disparition, la redécouverte et la restauration des jardins historiques, ont en quelques années mobilisé responsables publics et militants associatifs, amateurs et professionnels, spécialistes et gens ordinaires. Dans le succès des expositions-ventes de plantes rares, la floraison des collections inédites, le vigoureux combat des associations pour la préservation des variétés locales ou la renaissance de l'art des jardins, l'auteur décèle bien plus qu'un phénomène de mode, l'éclosion de formes nouvelles de sensibilité à la nature et au passé. Le patrimoine végétal, parce qu'il est vivant et impossible à muséifier, met à l'épreuve les procédures et les modes de gestion traditionnels, oblige à tenir compte des dimensions du temps et de l'usage, et donc à penser en termes nouveaux la question du patrimoine.

  • Qu'est-ce qu'au juste qu'un paysage ? Pourquoi lui accorde-t-on aujourd'hui tant d'importance ? Rarement naturel, presque toujours façonné par l'homme, il est dans nos sociétés le fruit d'une histoire vieille de quatre siècles au cours de laquelle se sont peu à peu élaborés, transmis, modifiés des modèles paysagers qui déterminent notre perception de l'espace.
    Récemment le paysage est aussi devenu un enjeu social, écologique et économique... voire électoral. Le contrôler, c'est bien sûr contrôler l'espace, mais, plus largement, le devenir de notre société et de ses valeurs. Il est également un marché potentiel, avec ses professionnels, ses stratégies d'intervention, ses systèmes d'expertise qui jouent souvent de l'ambiguïté entre crise paysagère et crise sociale, et du consensus qui assimile de plus en plus le paysage à un patrimoine à sauvegarder, ou tout au moins à gérer.
    Finalement, le paysage fonctionne comme un symbole, une représentation, dont chacun use à des fins différentes. Et qui mieux que l'ethnologue peut témoigner de la force et parfois de la violence des symboles ? Ces dix huit articles sont pour la plupart issus d'un appel d'offres initié par la mission du Patrimoine ethnologique (ministère de la Culture), avec la participation du SRETIE (ministère de l'Environnement).

  • Rap, techno, électro, house, jungle, trip hopŠ ces styles musicaux font partie du paysage discographique français depuis la fin des années 1990. À travers les succès commerciaux retentissants ou les coups d'éclat de leurs animateurs, ils sont apparus comme des fenêtres ouvertes sur les plaisirs, les désirs, et les maux de la jeunesse. L'auteure entraîne le lecteur loin des clichés réducteurs associant ces cultures musicales à une "perte de repères" ou à une mauvaise humeur à la mode. En peignant d'une manière vivante les relations de travail et au travail dans un milieu artistique fondé sur la mobilité, l'ouvrage permet de comprendre les évolutions récentes du monde du disque vers une réactivité et une souplesse toujours plus grande.

  • Sur le terrain, le bon ethnographe s'attache à ce qui empêche ses interlocuteurs de dormir tranquilles, à ce qui les passionne, les fait débattre à l'infini, les met en joie ou en larmes, les émeut... En France et en Europe, il y a à peine un demi-siècle que le patrimoine fait pleinement partie de ces causes pour lesquelles individus et collectifs se mettent en mouvement. Le présent ouvrage analyse cette révolution discrète mais profonde. Il la saisit dans la diversité concrète des mobilisations. Les unes sobres, les autres expansives. Certaines canalisées par le savoir-faire administratif, quelques-unes débordant tous les cadres et s'épanchant en résistance inattendue, spectaculaire, radicale.
    Une question anthropologique court dans cette enquête : comment est-on sorti du « temps des monuments », au cours duquel ces derniers incarnaient de façon très persuasive la patrie, grande ou petite, pour entrer dans le « temps du patrimoine » où se forge un tout autre rapport sensible au passé et où s'inventent des engagements inédits ? Ce nouveau régime patrimonial, plus ou moins promu à l'échelle du monde, se heurte un peu partout à des réactions politiques puissantes que la comparaison ethnologique nous aide à identifier.

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