Tristan Saule

  • Mathilde est travailleuse sociale. Elle voit toute la journée défiler des personnes en difficulté et fait de son mieux pour les aider. Mais quand elle apprend pourquoi ses voisins Mohammed et Nadia sont menacés d'expulsion, elle comprend que les dispositifs légaux seront inutiles et qu'il va falloir se salir les mains.
    Quarante-six ans, ancienne judoka de haut niveau, massive et mutique, Mathilde puise dans son passé ténébreux la volonté d'en découdre, et pourquoi pas de refermer enfin, douze ans plus tard, de douloureuses blessures.
    La place carrée, c'est un quartier populaire dans une ville moyenne de province.
    Mathilde ne dit rien est le premier volet d'une série qui s'intéressera à ses habitants, à leurs parcours, leurs magouilles, leurs espoirs, leurs fantômes.

  • Miles Davis est le prince du jazz. Poète de la trompette, il a parcouru les territoires du jazz, transformant en profondeur la musique noire-américaine. Artiste en mouvement permanent, on a souvent présenté Miles Davis comme le « Picasso du jazz ».

  • " [...] il y a des corps plus ou moins élaborés.
    Certains ont encore des vêtements, bien que soudés aux corps écrasés, à tel point que l'on ne peut les dissocier de la chair momifiée. On trouve des bijoux fossilisés aux doigts. Parfois ce n'est qu'une mosaïque de minuscules fragments de vertèbres et de bassins que l'on doit assembler comme la plus ténue composition."

  • Qui est-il, Fjall, cet homme errant sur la toundra arctique hantée par les bêtes ? Ayant dû fuir - mais quoi ? - il s'est adapté en ermite polaire sauvage. Il s'est chamanisé, joue avec les esprits animaux, danse sur la glace, invoque les chants qui apaisent, trace des graffitis magiques dans la neige. Est-il un rescapé des massacres, ou le songe des adolescents chercheurs d'art pour s'inventer, contre le présent technologique, les nuits blanches du septentrion comme utopie ? Serait-il un inquiétant et débonnaire double lointain ? Ou bien ce qu'il reste en nous de la violence des hordes, des métamorphoses de nos mémoires ? « Fjall, c'est le nom de l'homme. Il laisse la chouette s'abriter sur la poutre, lui raconte toutes sortes de choses, les mots qu'il n'a jamais accepté de prononcer pour aucun humain. D'ailleurs, il s'agit, dans ces discours, de la méchanceté des hommes, de leur bêtise à comprendre ce que lui, Fjall, et désormais la chouette, savent sur la nature de l'existence ».

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