Raphaël Krafft

  • En novembre 2017, Raphaël Krafft part en reportage à la frontière franco-italienne au niveau du col de l'Échelle. Il accompagne un habitant de la région parti en maraude à la rencontre d'éventuels migrants venus d'Italie, perdus dans la montagne au milieu de la nuit. Les premières neiges viennent de tomber. Ce soir-là, ils découvrent cachés dans un bosquet, transis de froid, quatre mineurs tous originaires d'Afrique de l'Ouest. Alors qu'ils les emmènent en voiture dans un lieu dédié à l'accueil des personnes migrantes, la gendarmerie les arrête avant d'abandonner les quatre adolescents dans la montagne au niveau de la borne frontière. Trois d'entre eux sont guinéens, comme la majorité des jeunes migrants qui passent par ce col.Marqué par cette expérience, Raphaël Krafft se lie d'amitié avec les habitants du village de Névache situé juste en dessous du col et propose aux enfants de l'école communale de partir pour eux en Guinée réaliser des reportages et les aider ainsi à comprendre pourquoi tant et tant de jeunes décident de quitter leur foyer. Là-bas, il découvre un pays démuni, marqué par des années de dictature.

  • Réalisant une enquête sur les réfugiés bloqués à la frontière des Alpes maritimes, entre Vintimille et Menton, un journaliste ressent l'impérieuse nécessité, par un acte de désobéissance civile, d'aider un Iranien et deux Soudanais à franchir la frontière, par une ascension en altitude dans le parc du Mercantour.
    Et où à cette occasion, il va écouter les « éléments de langage » d'un sous-préfet, croiser une militante engagée, et accompagner brièvement une avocate spécialisée dans les droits de l'homme. Avec la rencontre haute en couleurs d'Enzo et d'Hubert, de part et d'autre de la frontière.

  • Au printemps 2008, Raphaël Krafft, journaliste à vélo, a sillonné le Proche-Orient du Caire à Beyrouth, en passant par Israël, la Palestine, la Jordanie, la Syrie et le Liban. Pour France Inter et en vue de ce carnet de route, il a recueilli des paroles et des images que les journalistes épris de vitesse n'entendent ni ne voient pas toujours. Il dresse ainsi un portrait intimiste de cette région où les conflits, sauf dans les Territoires, passent au second plan, et dont les habitants, souvent désenchantés, ont soif de liberté. Et d'ailleurs.

  • Fin 2009, Raphaël Krafft part en Afghanistan à l'invitation du Colonel Benoît Durieux, en qualité d'officier de réserve pour le COS et la Légion Etrangère, avec pour mission de créer une radio dite communautaire en langue pashtô. Il découvre ce pays par le prisme des officiers et légionnaires qui l'entourent et des Afghans qu'il forme au journalisme, avec qui il produit un documentaire pour France Culture sur la nature de l'insurrection.
    La capitaine Krafft est ainsi engagé pour monter Radio Surobi de A à z, et le plus rapidement possible. Le but est de recréer, autour de journalistes afghans, une communauté d'auditeurs susceptibles de dialoguer entre eux, en laissant les équipes travailler dans la plus grande liberté. Raphaël Krafft insiste pour imposer une charte inspirée des radios communautaires européennes. Il devient le Captain Teacher Cet ouvrage est le récit de cette aventure : un huis-clos sur un piton perdu dans la montagne.

  • De février à juin 2007, Raphaël Krattt, journaliste à vélo, sillonne la France de Paris à Nantes, en passant par la Lorraine, avant de piquer vers le sud-ouest et de décrire une grande boucle autour du Massif central. Pour France Culture et en vue carnet de route, il débusque, en arrivant chez eux des kilomètres avec dans les jambes, des paroles de français que les médias épris de vitesse n'entendent pas toujours. Au-delà du prétexte des campagnes électorales, ces paroles disent la France d'aujourd'hui à travers celle des marges et de l'ombre plus rurale qu'urbaine, qui s'offre au reporter à vélo. Chemin faisant, au hasard des rencontres, se révèle un drôle de pays.

empty