Pierric Bailly

  • Le roman de Jim

    Pierric Bailly

    À vingt-cinq ans, après une séparation non souhaitée et un séjour en prison, Aymeric, le narrateur, essaie de reprendre contact avec le monde extérieur. À l'occasion d'un concert, il retrouve Florence avec qui il a travaillé quelques années plus tôt. Florence est plus âgée, elle a maintenant quarante ans.
    Elle est enceinte de six mois et célibataire.
    Jim va naître. Aymeric assiste à la naissance de l'enfant, et durant les premières années de sa vie, il s'investit auprès de lui comme s'il était son père. D'ailleurs, Jim lui-même pense être le fils d'Aymeric.
    Ils vivent tous les trois dans un climat harmonieux, en pleine nature, entre vastes combes et forêts d'épicéas.
    Jusqu'au jour où Christophe, le père biologique du garçon, réapparaît.
    La relation entre Aymeric et Jim, l'enfant de Florence, est le coeur de l'intrigue. C'est un roman sur la paternité. Aymeric sera séparé de Jim. Il va souffrir d'un arrachement face auquel il ne peut rien.
    Mais se donne-t-il vraiment les moyens de s'en sortir ? Aymeric multiplie les contrats précaires dans la grande distribution, les usines de plasturgie ou la restauration rapide. Plus tard, il est même photographe de mariage. Une grande partie de l'histoire se déroule à Lyon. Jusqu'au bout, Aymeric reste obsédé par cet enfant qu'il a vu naître et grandir, et qui lui a été enlevé, avec lequel il ne sait pas toujours observer la bonne distance, ni occuper la bonne place.

  • L'homme des bois

    Pierric Bailly

    Trois mois avant sa retraite, le père du narrateur fait une chute mortelle dans la forêt jurassienne. Son corps est découvert quelques jours plus tard au pied d'une falaise. Que s'est-il passé ? Est-il mort sur le coup ? S'agit-il vraiment d'un accident ? Ces questions obsèdent le narrateur. En quête de réponses, il se rend sur place et s'installe dans l'appartement de son père où il n'était jamais resté plus que le temps d'un dîner. Pierric Bailly tente alors de reconstituer le passé de ce père ouvrier, issu des idéaux soixante-huitards, très engagé dans la vie associative et politique. Dans le petit appartement HLM sont entassés quantité d'objets : carnets, souvenirs du passé, créations personnelles, dessins. Bailly découvre le quotidien d'un homme humble qui vivait en suivant ses passions sans se laisser influencer par l'extérieur.
    Célibataire depuis 30 ans, il s'était créé un monde riche de théâtre, de musique, d'anglais, d'arabe, de japonais, de romans, de poésie, de yoga.
    L'homme des bois n'est pas seulement le récit par son fils de la mort brutale et mystérieuse d'un père. C'est aussi une évocation de la vie dans les campagnes françaises de notre époque. C'est l'histoire d'une émancipation, d'un destin modeste, intègre et singulier. C'est enfin le portrait, en creux, d'une génération, celle des parents du narrateur, travailleurs sociaux, militants politiques et associatifs en milieu rural.

  • Bobby vit avec Julie dans une petite ville de province. Il travaille sur des chantiers. Il aime marcher dans la forêt qu'il connaît bien où une découverte macabre vient d'avoir lieu : le corps d'une femme assassinée. Bobby aime rendre visite à sa grand-mère et aime ses enfants. Ses enfants ? Mais ce sont les enfants de leurs amis Max et Alexa, prétend Julie quand Bobby les cherche partout dans la maison. Et Bobby ne sait plus très bien surtout depuis qu'il a surpris, croit-il, Julie avec Max, son meilleur ami, dans une scène sans équivoque. Ou n'ont-ils jamais eu d'enfants ? D'ailleurs, Bobby est-il bien en couple avec Julie ? Et a-t-il jamais voulu d'enfants ?
    « Je me suis servi de ma vie banale de père de famille pour inventer une histoire la plus excitante et stimulante possible », dit l'auteur. La question de la paternité devient une énigme embarrassante : désir d'enfant, peur de les perdre, de ne pas bien s'y prendre, fantasme de la vie avant ou sans les enfants.
    Pierric Bailly entraîne ses lecteurs dans un roman infernal où le doute devient le principe même de la narration. Le suspens du récit porte autant sur l'adultère, le désir d'enfants, l'assassinat d'une femme, que sur l'identité même du personnage principal. La lecture se fait au gré d'une succession de bascules dramatiques, ce qu'on appelle au cinéma des twists, pour démultiplier l'espace des possibles.

  • Michael Jackson

    Pierric Bailly

    De toutes les trois. D'ailleurs, il y a aussi trois Luc. Michael Jackson est un roman d'amour en trois dimensions.

  • Polichinelle

    Pierric Bailly

    " Elle a vraiment une belle gueule, cette meuf Laura.
    Et une putain de grosse paire de loches. Et c'est une sportive, attention, va falloir que je me. J'y vais, quelques brasses et je me rendors sur le sable. Sans serviette. Comme un sac-poubelle éventré. Me répands sur toute la plage, comme un cargo écorché. Puis me décompose, la coque se désintègre, un corps en pièces détachées. Au réveil je rassemble mes parties, mes esprits, me frotte le sable ma chapelure, le ventre poisson pané ".
    Pierric Bailly remalaxe la langue française pour nous offrir un premier roman déjanté, la chronique guignolesque de petits voyous aux corps débiles et aux langues bien pendues.

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  • Julia  se réveille un matin avec deux tulipes sur la tête, deux vraies tulipes. Elle se dépêche de les couper, mais elles repoussent aussitôt. Pendant quatre jours, elle va devoir vivre avec. Quatre journées pleines de surprises, où, peu à peu, ce qui semblait au départ une bizarrerie honteuse se transforme en force magique... 

  • Où sont passés les rêves de Simon Meyer, ses rêves de cinéma, de grand spectacle ? Qu'est devenue sa passion pour les formes populaires ? Les emballements : reniés ; les collections : revendues ; l'appartement : vidé. La flamme est éteinte. Quand cette histoire commence, Simon quitte la ville pour s'établir dans son village d'enfance. Mais au moment de le rejoindre, un étrange événement le précipite dans un autre monde.
    Le rideau s'ouvre sur un monde imaginaire, un monde presque similaire au nôtre, à la seule différence que le village est désormais perché à quinze kilomètres d'altitude au sommet d'une gigantesque tour de béton armé. L'endroit est à l'image de la décrépi- tude de Simon, superficiel, sans âme, d'une propreté asphyxiante. Ses 365 jours d'ensoleillement annuel en font un site visité par les touristes du monde entier. Simon l'intègre tout à fait naturellement et reprend sa vie là où il l'avait laissée sur Terre, entre footings et missions d'intérim. Il apparait peu à peu que notre héros n'est pas étranger à la situation insolite des lieux. Son retour, puis ses retrouvailles avec son premier amour, ne sont pas sans conséquences. Un danger plane sur le village, un danger auquel Simon pourrait bien être lié. Alors il n'a plus d'autre choix que d'assumer l'influence mystérieuse de ce galet de magma qualifié de Coeur-étoile, moteur du territoire céleste, symbole de force et de passion. Toutes les fictions qui l'ont bercé durant sa jeunesse, cette mémoire enfouie, remontent à la surface pour s'incarner dans sa vie et l'entrainer dans une suite d'aventures rocambolesques, avec son lot de rebondissements, de coups de théâtre et de personnages farfelus et attachants.
    L'Étoile du Hautacam fait le pari de l'action, du romanesque, jouant avec l'invraisemblable et les clichés, lorgnant sans détour du côté du cinéma d'animation, du blockbuster hollywoodien, du manga japonais. C'est une fable épique, un roman à grand spectacle.

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