Jean-Louis Crémieux-Brilhac

  • Le premier tome brosse le tableau des mentalités de guerre sur fond des années trente, du Front populaire et de Munich : les divisions de l'opinion devant l'Allemagne nazie, les incertitudes d'une nation anémiée physiquement et moralement et qui, mal remise de la saignée de la Grande Guerre, affaiblie par des années de médiocre politique, écartelée entre la crainte du communisme et la tentation fasciste, rongée de xénophobie et d'antisémitisme, se réfugie dans l'attentisme pour se lancer finalement au combat, à l'avant-garde des démocraties, à travers l'épreuve douteuse de la «drôle de guerre». Le second tome scrute attentivement les deux fronts dont dépendait le sort du pays : industriel et militaire. Qui incriminer, si, en mai 1940, l'armement était incomplet, l'aviation insuffisante, la mécanisation manquée, la stratégie et la tactique inadaptées, le moral incertain et l'esprit d'offensive mal soutenu ? L'auteur met en lumière - autres apports de l'ouvrage - le formidable effort de guerre entrepris à partir de septembre 1939 par le ministre de l'Armement Raoul Dautry ; comme il montre, des Ardennes à la mer, le sursaut final des combattants de mai-juin 1940. Mais dans les deux cas, trop tard. L'histoire n'attend pas.

  • Le premier tome brosse le tableau des mentalités de guerre sur fond des années trente, du Front populaire et de Munich : les divisions de l'opinion devant l'Allemagne nazie, les incertitudes d'une nation anémiée physiquement et moralement et qui, mal remise de la saignée de la Grande Guerre, affaiblie par des années de médiocre politique, écartelée entre la crainte du communisme et la tentation fasciste, rongée de xénophobie et d'antisémitisme, se réfugie dans l'attentisme pour se lancer finalement au combat, à l'avant-garde des démocraties, à travers l'épreuve douteuse de la «drôle de guerre».Le second tome scrute attentivement les deux fronts dont dépendait le sort du pays : industriel et militaire. Qui incriminer, si, en mai 1940, l'armement était incomplet, l'aviation insuffisante, la mécanisation manquée, la stratégie et la tactique inadaptées, le moral incertain et l'esprit d'offensive mal soutenu ? L'auteur met en lumière - autres apports de l'ouvrage - le formidable effort de guerre entrepris à partir de septembre 1939 par le ministre de l'Armement Raoul Dautry ; comme il montre, des Ardennes à la mer, le sursaut final des combattants de mai-juin 1940. Mais dans les deux cas, trop tard. L'histoire n'attend pas.

  • Écrire l'histoire de la France Libre n'est pas seulement en restituer l'esprit. C'est en distinguer les composantes et les époques, en reconstituer les multiples facettes - diplomatiques, militaires, idéologiques, politiques - et ne négliger aucune des questions qu'elle soulève : son rôle et son poids dans un conflit planétaire, sa légitimité à «être la France», tant vis-à-vis de Pétain que des Alliés, sa stratégie vis-à-vis de l'intérieur, sa capacité d'anticiper l'avenir national.
    Écrire l'histoire de la France Libre, c'est, aussi, poser sur la Résistance extérieure l'oeil neuf que les historiens ont déjà su poser sur la Résistance intérieure, pour la première fois.
    Écrire l'histoire de la France Libre, c'est, enfin, explorer à travers le mythe ce que peut être le rôle d'un homme d'exception dans l'Histoire.

    Ce deuxième volume couvre la période de mai 1943 à la libération de Paris.

  • Écrire l'histoire de la France Libre, c'est, d'abord, patiemment tisser autour de De Gaulle et de son combat la toile d'une aventure collective faite d'un réseau complexe de microsociétés, mais aussi d'une multitude d'exploits et de sacrifices individuels - depuis Carlton Gardens et Camberley en Angleterre, depuis les combattants d'Afrique ou du Levant jusqu'aux agents de l'ombre parachutés, en passant par les comités français dispersés dans le monde. Ces petits groupes isolés, clos sur eux-mêmes, sont unis par le même refus et la même passion, rassemblés dans la même volonté de liberté.
    Écrire l'histoire de la France Libre, c'est aussi retracer, en même temps que l'essor d'une mystique, la création d'une organisation d'abord militaire et morale, puis administrative et financière, gérant peu à peu tous les territoires de l'Empire ; d'un organisme qui très vite devint politique afin de reconstituer bribe à bribe la souveraineté nationale et la légalité républicaine, et préparer, avec ou contre la Résistance intérieure, les lendemains de la Libération.

    Ce premier volume couvre la période de l'appel du 18 Juin à mai 1943.

  • Ce livre très attendu met l'accent sur la France Libre politique et la figure charismatique de son chef, car cette épopée a été essentiellement une aventure politique. Si le pari du 18 Juin a été gagnant, il l'a été certes grâce à la victoire alliée, mais il l'a été d'abord grâce à la clairvoyance et à la volonté intraitable d'un homme.
    Mais ces textes n'ont pas pour objet de reconstituer une biographie de plus du héros libérateur. Ils attestent que la longue progression politique de la France Libre ne s'est pas limitée aux affrontements de Gaulle-Churchill. Ils visent à éclairer par des coups de projecteur quelques aspects majeurs de la restauration républicaine et de la relation entre la France Libre et la Résistance intérieure, la place de la Résistance dans le jeu des trois Grands Alliés, telle phase méconnue, les rouages d'une politique, l'invention successive des stratégies. Cette quinzaine de chapitre veut enfin répondre à des questions que les générations nouvelles peuvent se poser à propos de l'homme qu'un historien anglais appelait récemment « le dernier grand français » dans le cadre de la plus grande aventure collective française du XXe siècle.

  • Jean-Louis Crémieux-Brilhac a été principalement l'auteur de deux grands livres : Les Français de l'an 40 (1990) dont le sujet est celui de Marc Bloch dans L'étrange défaite et La France Libre (1996 et 2014), qui constituent l'improbable sortie par le haut du désastre national.
    De ces deux épisodes, Crémieux-Brilhac a été, avant de s'en faire l'historien, l'acteur et le témoin. D'où le titre que l'on a cru pouvoir donner au récit qu'il s'était décidé à en faire, de l'intérieur, à quatre-vingt-seize ans, quand la mort est venue le prendre au printemps 2015.
    De famille très républicaine, et précocement engagé dans la lutte contre le fascisme, J.-L. Crémieux-Brilhac a vécu comme un choc personnel l'effondrement de la France. Prisonnier en Allemagne, il s'en évade pour rejoindre, dans des conditions épiques, l'Union soviétique encore alliée d'Hitler et s'y voit incarcéré jusqu'en juin 1941. Il rejoint alors de Gaulle pour devenir secrétaire à la propagande et, à ce titre, acteur central de la France Libre.
    Au récit posthume de cette aventure, qui est autant celle d'une génération que celle de la France, on a joint deux séries d'annexes qui lui donnent tout son sens. D'une part trois articles de l'auteur sur les sujets qui lui tenaient le plus à coeur : La France Libre et les Juifs, Vichy et les Juifs, de Gaulle et Mendès France, les deux fidélités politiques de son existence. D'autre part les trois hommages prononcés lors de ses funérailles : l'hommage familial de son fils Michel, l'hommage historien de Jean-Pierre Azéma, l'hommage national enfin prononcé dans la cour des Invalides par François Hollande, président de la République.

  • Ce sont les aventures et les mésaventures des deux cent dix-huit militaires français qui, prisonniers de guerre en Allemagne en juin 1940, s'en évadèrent vers l'U.R.S.S.
    Que nous raconte ici l'un des derniers survivants, Jean-Louis Crémieux-Brilhac. Un épisode minime, mais singulier de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Singulier par le choix de l'Union soviétique pour destination, même momentanée, et par le petit nombre de ceux qui le firent. Singulier par l'expérience qu'ils eurent de l'U.R.S.S. où ils ne connurent pas un jour de liberté quand ils croyaient avoir échappé à la captivité.
    Singulier par les formidables performances d'énergie, d'endurance individuelle ou d'astuce de certaines évasions, puis par les péripéties d'une équipée collective qui faillit plus d'une fois lui être fatale. Singulier par la reconstitution d'une communauté française au coeur de la Russie profonde, en proie à une extraordinaire confusion d'illusions et de divisions, mais acharnée dans l'insoumission.
    Singulier par le destin des trente-deux sympathisants qui se mirent au service de l'Union soviétique. Singulier, enfin, par le cheminement qui, en l'espace d'un an, transforma un groupe de Français comme les autres, désireux, pour la plupart, de rentrer au pays, en une cohorte de volontaires convaincus d'une mission et dont, pour certains, les hauts faits ou le sacrifice finirent par s'inscrire au livre d'or de la France Libre.
    Tranches de vie, rapportées par un témoin qui s'en fait le véritable historien, confrontant ses souvenirs aux documents redécouverts ou enfin accessibles, comblant les lacunes du récit collectif, plus ou moins complaisant, qui en avait été divulgué.

  • Georges Boris, conseiller de grands aussi dissemblables que furent Léon Blum, de Gaulle puis Mendès France, a eu un rôle déterminant pendant trente ans, de 1930 à 1960, presque exclusivement dans les coulisses de la République. Si l'historien l'y rencontre à chaque pas, bien peu sont ceux qui s'en souviennent. C'est à faire sortir de l'ombre où s'est volontairement tenue cette figure éminente que s'emploie Jean-Louis Crémieux-Brilhac, avec la précision et le talent qu'on lui connaît depuis Les Français de l'an 40. Observateur de son temps, économiste prémonitoire découvreur de Keynes et contempteur des apôtres du laisser-faire, socialiste devenu le directeur du cabinet de Léon Blum où il eut à subir, comme bien d'autres 'juifs d'Etat', des campagnes infâmes, investi ensuite de la confiance de De Gaulle dans les jours les plus sombres, militant pur et dur de la France Libre et copilote de 'l'insurrection nationale' dans une Angleterre base d'appui des résistances européennes, Georges Boris allait être enfin et jusqu'à sa mort l'alter ego de Pierre Mendès France dans sa tentative pour infuser un sang neuf à la Ive République. A travers le récit de ce parcours politique dont il a été témoin dans la France Libre, Jean-Louis Crémieux-Brilhac raconte ici autrement, de l'intérieur, ces années tumultueuses de l'histoire nationale, jetant une lumière neuve sur nombre de ses aspects connus ou obscurs et qui mériteraient de nourrir la réflexion de nos contemporains.

  • Réagissant à la déroute française de 1940 et à la demande d'armistice du maréchal Pétain, le général de Gaulle lance sur les ondes de la BBC l'Appel du 18 juin. Ce discours et d'autres qui suivent au mois de juin, exhortent le peuple français à poursuivre la lutte et résister à l'ennemi. Il constitue l'événement fondateur de la France Libre. Mais qui connaissait de Gaulle à cette époque ? Comment le symbole qu'il est devenu s'est-il formé ? Nul n'était mieux placé que Jean-Louis Crémieux Brilhac, compagnon de la libération, pour expliquer le contexte et la portée de cet acte. Secrétaire à Londres du Comité de propagande de la France Libre, il a vécu ces années en acteur avant de devenir le grand historien de cette période.

  • Faire l'histoire de la France Libre n'est pas seulement en restituer l'esprit. C'est en distinguer les composantes et les époques, en reconstituer les multiples facettes diplomatiques, militaires, idéologiques, politiques - et ne négliger aucune des lourdes questions qu'elle soulève : son rôle et son poids dans un conflit planétaire, sa légitimité à « être la France » tant vis-à-vis de Pétain que des alliés, sa stratégie vis-à-vis de l'intérieur, sa capacité d'anticiper l'avenir national. Faire l'histoire de la France Libre, c'est, aussi, poser sur la Résistance extérieure l'oeil neuf que les historiens ont déjà su poser sur la Résistance intérieure. Pour la première fois. Faire l'histoire de la France Libre, c'est, enfin, explorer à travers le mythe ce que peut être le rôle d'un homme d'exception dans l'Histoire.

  • Le premier tome brosse le tableau des mentalités de guerre sur fond des années trente, du Front populaire et de Munich : les divisions de l'opinion devant l'Allemagne nazie, les incertitudes d'une nation anémiée physiquement et moralement et qui, mal remise de la saignée de la Grande Guerre, affaiblie par des années de médiocre politique, écartelée entre la crainte du communisme et la tentation fasciste, rongée de xénophobie et d'antisémitisme, se réfugie dans l'attentisme pour se lancer finalement au combat, à l'avant-garde des démocraties, à travers l'épreuve douteuse de la «drôle de guerre».
    Le second tome scrute attentivement les deux fronts dont dépendait le sort du pays : industriel et militaire. Qui incriminer, si, en mai 1940, l'armement était incomplet, l'aviation insuffisante, la mécanisation manquée, la stratégie et la tactique inadaptées, le moral incertain et l'esprit d'offensive mal soutenu ? L'auteur met en lumière - autres apports de l'ouvrage - le formidable effort de guerre entrepris à partir de septembre 1939 par le ministre de l'Armement Raoul Dautry ; comme il montre, des Ardennes à la mer, le sursaut final des combattants de mai-juin 1940. Mais dans les deux cas, trop tard. L'histoire n'attend pas.

  • Cet ouvrage, rédigé par Jean-Louis Crémieux-Brilhac, témoin de premier plan, vise à éclairer le rôle décisif joué par Pierre Mendès France dans l'élaboration d'une véritable politique de la recherche après la Seconde Guerre mondiale et dont l'influence s'est prolongée jusqu'aux années 1970. Une histoire de la vie intellectuelle est révélée par cet ouvrage illustré par de nombreux documents inédits ou peu connus. Il participe de l'histoire de la recherche depuis la Seconde Guerre mondiale menée par le Comité pour l'histoire du CNRS qui privilégie des éclairages originaux pour construire une nouvelle politique de la recherche.

  • Faire l'histoire de la france libre, c'est, d'abord, patiemment tisser autour de de gaulle, autour de son combat, la toile d'une aventure collective faite d'une multitude d'exploits et de sacrifices individuels, mais aussi d'un réseau complexe de microsociétés ; depuis carlton gardens et camberley en angleterre, depuis les combattants d'afrique ou du levant jusqu'aux agents parachutés de l'ombre, en passant par les comités français dispersés dans le monde.
    Petits groupes isolés, clos sur eux-mêmes, mais unis par le même refus et la même passion, rassemblés dans la même volonté de liberté. faire l'histoire de la france libre, c'est aussi retracer, en même temps que l'essor d'une mystique, la création d'une organisation d'abord militaire et morale, puis administrative et financière, gérant peu à peu tous les territoires de l'empire ; d'un organisme qui très vite devient politique afin de reconstituer bribe à bribe la souveraineté nationale et la légalité républicaine, et préparer, avec ou contre la résistance intérieure, les lendemains de la libération.
    Ce premier volume couvre la période de l'appel du 18 juin 1940 à mai 1943.

  • Faire l'histoire de la france libre n'est pas seulement en restituer l'esprit.
    C'est en distinguer les composantes et les époques, en reconstituer les multiples facettes - diplomatiques, militaires, idéologiques, politiques - et ne négliger aucune des lourdes questions qu'elle soulève : son rôle et son poids dans un conflit planétaire, sa légitimité à " être la france " tant vis-à-vis de pétain que des alliés, sa stratégie vis-à-vis de l'intérieur, sa capacité d'anticiper l'avenir national.

    Faire l'histoire de la france libre, c'est, aussi, poser sur la résistance extérieure l'oeil neuf que les historiens ont déjà su poser sur la résistance intérieure. pour la première fois.
    Faire l'histoire de la france libre, c'est, enfin, explorer à travers le mythe ce que peut être le rôle d'un homme d'exception dans l'histoire.
    Ce second volume couvre la période de mai 1943 à la libération de paris.

  • Longtemps interdit de diffusion en langue française, ce livre écorne l'image complaisamment entretenue selon laquelle la Résistance aurait été une affaire purement franco-française.
    Créé en 1940 par Churchill, le Special Operations Executive (SOE) joue un rôle déterminant sur le territoire français : il livre les armes et forme les principaux agents de la France libre. Pourtant, à mesure que le SOE prend de l'importance, des frictions apparaissent entre Churchill et de Gaulle.
    S'appuyant sur les archives les plus secrètes, Michael R.D. Foot et Jean-Louis Crémieux-Brilhac dévoilent toute l'ampleur de l'action britannique en France.

  • Agent secret de Churchill pendant la guerre, saboteur, père des nageurs de combat français, forestier et pétrolier en Afrique, acteur du dernier film de Jean-Luc Godard : Robert, dit "Bob", Maloubier, 87 ans, a traversé le XXe siècle comme un aventurier.
    Bob Maloubier, c'est aussi une gueule. Une "grande gueule", glissent ses rares détracteurs. Moustache blanche façon major des Indes, oeil pétillant, blazer bleu marine avec le blason du Special Boat Service (nageurs de combat britanniques) dont il est breveté, insigne des nageurs de combat français au cou. Il nous raconte aujourd'hui ses deux années épiques passées au sein de la section française du Special Operations Executive (SOE), créé par Winston Churchill en juillet 1940, pour effectuer les sabotages et opérations spéciales contre les troupes allemandes en France occupée.
    Engagé dans le SOE à 19 ans, il a vécu l'Exode, les blessures, les prisons allemandes, une évasion de Bizerte envahi par l'Afrika Korps, l'assassinat de l'amiral Darlan par son ancien camarade de lycée Fernand Bonnier de la Chapelle... Il quitte l'armée britannique avec le grade de capitaine et la prestigieuse décoration Distinguished Service Order, accordée seulement à une soixantaine de Français pendant la guerre.
    Avec plein d'émotion, de verve et de faconde, il nous plonge ainsi dans le bain de l'époque, où coups tordus et héroïsme se mêlent, et dans la peau de ces combattants de l'ombre. On pourrait croire à un roman. C'est pourtant l'histoire vraie d'un héros de la guerre, l'un des deux derniers survivants du SOE.

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