David Harvey

  • Les limites du capital

    David Harvey

    Les Limites du capital, dont la première édition est parue en 1981, est le plus grand livre du géographe David Harvey et l'un des monuments de la théorie marxiste du siècle passé. Produit d'une dizaine d'années de recherches et de réflexions, cet ouvrage propose une reconstruction « historico-géographique » de l'analyse du capitalisme développée par Marx.
    Reconstruction, et non commentaire, car l'objectif de l'auteur est double : d'une part, il met à l'épreuve la cohérence et la solidité des travaux économiques de Marx (principalement exposés dans Le Capital, mais aussi dans les manuscrits préparatoires à ce livre, tels les Grundrisse) ; d'autre part, il met particulièrement en relief certains aspects de la théorie marxienne, comme les notions de contradiction et de crise du capitalisme, et en propose des prolongements inédits, le plus marquant concernant la production capitaliste de l'espace : le capitalisme est un système socio- économique qui se développe et résout ses inévitables crises d'accumulation en créant et en détruisant des territoires. Harvey fait donc la part belle à l'examen de la rente foncière et des processus de financiarisation, en particulier du crédit.
    Qu'on ne s'y trompe donc pas : Les Limites du capital construit une théorie générale du capitalisme. C'est pourquoi cet ouvrage presque quarantenaire, antérieur aux séismes financiers qui ont secoué les trois dernières décennies, n'a absolument pas vieilli.
    Pas à pas, méticuleusement, il guide les lecteurs à travers les vertigineuses complexités d'un système capitaliste qui est plus que jamais le nôtre.

  • Comment, au milieu du XIXe siècle, Paris a-t-elle pu devenir l'incarnation urbaine de la modernité ? Pour répondre à cette question, David Harvey a exploré les mutations connues par la ville à cette époque : transformation physique, avec les grands projets d'Haussmann, qui remplace le plan médiéval par les grands boulevards ; transformation économique, avec une nouvelle forme de capitalisme dominée par les puissances financières et industrielles ; transformation culturelle, avec l'irruption de ce qu'on appellera plus tard le modernisme ; transformation sociale, avec l'émergence de violents antagonismes de classes qui atteignent leur paroxysme dans les révolutions de 1848 et de 1871.
    En présentant la ville moderne comme le produit instable de forces hétérogènes et contradictoires, David Harvey nous offre une image vivante du fonctionnement de Paris ainsi qu'une vision panoramique de la période décisive que fut le Second Empire. Mais cette analyse de la ville moderne est aussi l'occasion d'une réflexion magistrale sur la ville contemporaine - sur la part de la population dans l'urbanisation, sur son accès aux ressources, en somme sur le "droit à la ville".

  • Ces dernières années, plusieurs ouvrages ont été consacrés au néolibéralisme, envisagé tantôt comme un courant de pensée, tantôt comme une idéologie politique, tantôt comme une « rationalité » visant à soumettre l'État, la société et la subjectivité au modèle du marché. Dans ce livre remarquablement pédagogique, David Harvey ne néglige aucun de ces aspects, mais il considère avant tout le néolibéralisme comme un mode d'organisation politico-économique, en profonde rupture avec celui mis en place après guerre dans les pays occidentaux : comment est-on passé d'un capitalisme fondé sur un compromis entre capital et travail à un capitalisme fondé sur la réduction des dépenses publiques, la dérégulation, la privatisation et la financiarisation de tous les secteurs ?

  • Que peut bien vouloir dire "droit à la ville" ? Cette interrogation est indissociable d'une multitude d'autres questions.
    Quelle ville voulons-nous ? Quel genre de personnes voulons-nous être ? A quelles relations sociales aspirons-nous ? Quelle vie quotidienne trouvons-nous désirable ? Quelles valeurs esthétiques défendons-nous ? Quel rapport à la nature souhaitons-nous promouvoir ? Quelles technologies jugeons-nous appropriées ? Le droit à la ville ne se réduit ainsi pas à un droit d'accès individuel aux ressources incarnées par la ville : c'est un droit à nous changer nous-mêmes en changeant la ville de façon à la rendre plus conforme à nos désirs les plus fondamentaux.
    C'est aussi un droit plus collectif qu'individuel, puisque, pour changer la ville, il faut nécessairement exercer un pouvoir collectif sur les processus d'urbanisation. Il importe dans cette perspective de décrire et d'analyser la manière dont, au cours de l'histoire, nous avons été façonnés et refaçonnés par un processus d'urbanisation toujours plus effréné et étendu, animé par de puissantes forces sociales et ponctué de violentes phases de restructurations urbaines par "destruction créative", ainsi que par les résistances et les révoltes que ces restructurations suscitaient.
    On saisira alors toute l'actualité de la thèse d'Henri Lefebvre : le processus urbain étant essentiel à la survie du capitalisme, le droit à la ville, autrement dit le contrôle collectif de l'emploi des surplus dans les processus d'urbanisation, doit devenir l'un des principaux points de focalisation des luttes politiques et de la lutte de classe.

  • Les guerres d'Afghanistan et d'Irak ont obligé la gauche mondiale à élaborer de nouvelles manières d'analyser et de combattre l'impérialisme.
    Mais David Harvey montre dans ce livre que, outre cette dimension spectaculaire et violente, qui laisse à penser que la main invisible du marché a plus que jamais besoin d'un gant de fer, l'impérialisme procède de logiques qui déterminent aussi notre quotidien de manière plus diffuse. Ce que l'auteur appelle l'" accumulation par dépossession " consiste en une répétition nécessaire du processus d'accumulation primitive jadis observé par Marx : le capitalisme financier entraîne en effet la privatisation accélérée des biens communs (terres, forêts, eau, savoirs traditionnels...) et des services publics (énergie, logements, transports, santé...).
    David Harvey montre qu'en réalité l'impérialisme capitaliste procède de deux logiques, l'une économique, l'autre politique, qui s'articulent et s'affrontent pour développer des stratégies de domination dans le temps et dans l'espace. Quelles sont les relations entre les dépenses astronomiques du Pentagone et le déclin économique relatif des Etats-Unis ? Washington fait-il reposer de plus en plus son hégémonie mondiale sur le facteur militaire ? Comment l'Amérique compte-t-elle résister à la montée en puissance de l'Asie de l'Est et du Sud-Est ? L'occupation de l'Irak marque-t-elle une première étape de ce conflit planétaire ?..
    Pour répondre à ces questions, l'auteur combine de façon originale une triple approche théorique, historique et conjoncturelle. II explique ainsi comment l'impérialisme reconfigure en permanence les liens entre expansion économique et domination territoriale ; il le situe dans la longue durée et le montre à l'oeuvre, sous nos yeux, en ce début du XXIe siècle.

  • La géographie doit s'affranchir de son statut de discipline subalterne.
    Fragmentée en expertises techniques (cartographie, aménagement du territoire, architecture...) directement au service des puissances politiques, étatiques et économiques. David Harvey développe ici une théorie de la production de l'espace au sein de laquelle la question spatiale est inséparable des enjeux et des luttes politiques, ainsi que de la reproduction des rapports de production capitalistes.
    On apprendra dans cet ouvrage comment les crises capitalistes s'incarnent physiquement dans les espaces qu'elles produisent. Sa pensée s'inscrit dans la continuité des problématiques inaugurées par Henri Lefebvre. dont elle constitue tout à la fois l'actualisation et la systématisation au travers de la formulation d'une théorie du développement géographique inégal à l'ère de la mondialisation néolibérale.
    /> On trouvera ici un cadre théorique à même de penser quelques-unes des questions posées par la mondialisation : la dialectique du global et du local, l'intégration de la Chine aux mécanismes de la concurrence mondiale, l'écologie et les questions de justice environnementale, l'actualisation de l'analyse marxiste de la lutte de classe à échelle planétaire ou de l'impérialisme... Ce livre est aussi une histoire de la géographie comme discipline, un diagnostic historique des contradictions constitutives de celle-ci : tout à la fois instrument du pouvoir et productrice d'une connaissance du réel, dont une géographie populaire doit se réapproprier à des fins d'émancipation sociale.

  • Depuis la fin du xviiie siècle, la logique d'accumulation du capital a bouleversé les équilibres économiques et politiques mondiaux, les rapports de force et de domination, la technique et le travail, la production des richesses et les manières de les consommer...
    Ceci appartient à l'histoire du capitalisme ; ce qui intéresse david harvey, c'est aussi sa géographie : le pouvoir de détruire ou de construire, de façonner les espaces, de s'approprier la terre, de reconfigurer le visage des villes, de modifier en profondeur l'urbanisme et l'architecture, de changer notre rapport au temps et à l'espace. dans ce livre, david harvey nous montre à quel point le capitalisme mondialisé est marqué par la nécessité - pour acquérir de nouvelles rentes de monopoles - d'encourager la production de singularités culturelles locales.
    Ainsi peut-on lire par exemple les principales reconfigurations urbanistiques et architecturales de ces dernières années. il s'attache aussi, dans un texte majeur, à y définir une " géopolitique du capitalisme ", en montrant comment la logique d'accumulation du capital l'oblige à trouver des solutions spatiales aux contradictions qui le minent.

  • Dans Abstract from the Concrete, le géographe marxiste David Harvey entreprend une enquête minutieuse afin de lever le voile sur une statistique étonnante : entre 2011 et 2013, l'industrie chinoise a consommé 50 % de ciment en plus que les États-Unis tout au long du XXe siècle.

    Cet ouvrage s'inscrit dans la série « The Incidents », qui prend pour point de départ des événements passés et à venir à la Harvard University Graduate School of Design.

  • Marx's Capital is one of the most important texts of the modern era. The three volumes, published between 1867 and 1883, changed the destiny of countries, politics and people across the world - and continue to resonate today. In this book, David Harvey lays out their key arguments. In clear and concise language, Harvey describes the architecture of capital according to Marx, placing his observations in the context of capitalism in the second half of the nineteenth century. He considers the degree to which technological, economic and industrial change during the last 150 years means Marx's analysis and its application may need to be modified. Marx's trilogy concerns the circulation of capital: volume I, how labour increases the value of capital, which he called valorisation ; volume II, on the realisation of this value, by selling it and turning it into money or credit; volume III, on what happens to the value next in processes of distribution . The three volumes contain the core of Marx's thinking on the workings and history of capital and capitalism. David Harvey explains and illustrates the profound insights and enormous analytical power they continue to offer in terms that, without compromising their depth and complexity, will appeal to a wide range of readers, including those coming to the work for the first time.

  • « Mon objectif est de vous permettre de lire l'ouvrage de Karl Marx intitulé Le Capital, livre 1 , et de le lire dans les mots mêmes de son auteur. » C'est par ces mots que David Harvey invite le lecteur à le suivre à travers un voyage singulier - mais éclairant et indispensable. Pour y parvenir, il tient la main du lecteur et, ligne après ligne, lui permet de se jouer des abstractions et des concepts forgés par Marx. Cet ouvrage s'adressant à tous les lecteurs potentiel du Capital élucide et démystifi e ces concepts réputés diº ciles et abstraits au fi l d'une lecture originale - et parfois critique - de ce livre fondamental qui a changé l'histoire de la pensée économique. Pour lire Le Capital est le seul ouvrage proposant une lecture grand public et non dogmatique du Capita l.

  • Anglais Living proof

    Harvey David Allen

    When a man is found in the middle of Alfreton Road in the early hours one Sunday morning, stark naked and bleeding heavily from a chest wound, he is the latest in a series of viscous attacks on men.



    Enquiries in the mean-streets of Nottingham's red-light district have brought the investigations to a dead end.



    Charlie Resnick is the man for the job. And as if he hasn't had enough to deal with, he now has to provide police protection for a celebrity at the annual crime convention - an author with some very unpleasant 'fan' mail.



    Chronically short-staffed as he is, it's a guessing game as to when Resnick's lack of manpower will have fatal consequences.

  • Cette mise à jour exhaustive d'un "classique" intègre les conquêtes toutes récentes des divers domaines de la biologie moderne. L'accent mis sur les méthodes expérimentales fondamentales soutient un exposé concis et abondamment illustré des résultats les mieux établis et fait partager au lecteur la conviction de l'expérimentateur. Les 1147 illustrations, bon nombre en quadrichromie, sont pour un tiers nouvelles, les autres ont été en grande partie soigneusement réactualisées. Outre un questionnaire adopté à chaque chapitre, cette édition comprend un important glossaire destiné à la cohésion du texte et au confort de l'étudiant. L'immense liste de références bibliographiques, bien classées par sujet,a été abondamment enrichie dans les domaines de pointe et complètement remise à jour.

  • Cet ouvrage livre un accès sans précédent à cette île fascinante et paradoxale qu'est CUBA Examinant les changements spectaculaires et inexorables à Cuba, dont on rappelle qu'elle ne se trouve qu'à 150 kilomètres des côtes américaines, ce livre vibrant d'émotion explore les préoccupations du peuple cubain. Préoccupations qui vont du souci de leur survie quotidienne, à celui de la conscience de la détérioration de la beauté de leurs villes, en passant par les incertitudes de leur avenir politique.
    Cet ouvrage montre aussi l'extraordinaire vitalité des Cubains, leur humour, leur ténacité, leur incroyable joie de vivre, l'amour de la musique et de la danse.

    Ce livre est le fruit d'un an de travail sur le terrain demandé par National Geographic au photographe David Alan Harvey.
    Au travers d'images fortes, profondes et splendides, ce livre dresse un portrait actuel, perspicace et somptueux de Cuba. Comme toujours une photographie de National Geographic raconte une histoire. Chaque détail de la photo a un sens. Elle n'est jamais seulement esthétique. L'émotion est au détour de chaque photo.

    Des images fortes sous-tendues par un texte qui ne l'est pas moins Le texte qui l'accompagne est un récit très riche d'informations et d'anecdotes qui permettent d'aller plus loin dans la compréhension de CUBA. Il met en évidence tous ses contrastes : sa population mélangée, la beauté de ses bâtiments de l'époque coloniale laissés dans un état de décrépitude totale. Au delà des contrastes, il évoque les contradictions des Cubains : leur attachement au régime de Fidel Castro mêlé à leur recherche obstinée des emplois qui permettent d'avoir des dollars. CUBA, pays où les personnes les plus diplômées du pays sont également employées au ménage des hôtels pour touristes.

    Le texte comprend aussi le rappel de l'histoire de Cuba Il décrit les années de colonisation espagnole et de domination américaine et explique la prise de pouvoir de Fidel Castro, il y a quarante ans. Une description fine qui est une clef pour bien comprendre la situation actuelle si particulière de Cuba.

  • La Loire est toujours près de moi.
    Je la contemple l'hiver quand elle s'ébroue dans ses draps de brume ; j'y patauge l'été dès l'aube ; je pressens ses humeurs, ses fatigues ; je la respire, je la scrute, je lui parle ; je l'aime. Je sais l'attendre sans soupirer, sacrée sauvageonne, la guetter au matin, accepter ses caprices et ses rebuffades. Interminablement je la regarde coiffer ses tresses de sable ; je sais l'espérer. Elle nous entoure, elle nous avale, elle nous dépasse, elle nous échappe.
    Farouche, imprévisible, tour à tour sombre et lucide, cavaleuse, langoureuse, agressive, resserrée dans un corset de gorges criardes ou étirant mollement son ennui de vaste vallée, maussade ou sautillante, vaporeuse ou crispée, dans le béton des retenues ou dans les plages sans fin des étiages d'été, elle en fait trop, elle nous fatigue, elle nous excède, elle nous a au charme et au sentiment. Cet ouvrage propose une vision inédite de la Loire.
    Au travers des cent cinquante photographies de David Alan Harvey, et du texte de Jean-Marie Laclavetine, ce livre nous offre, sur ce fleuve, un autre regard.

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