Féminisme

  • Résultat d'un travail collectif effectué par dix universitaires françaises et américaines pendant plusieurs années de recherches, cet ouvrage constitue le premier panorama à peu près complet des oeuvres de femmes en littérature, du moyen âge au XXIe siècle, en France et dans les pays francophones. Un tel panorama n'existait pas, les recherches dans ce domaine, aujourd'hui nombreuses en France comme à l'étranger, étant généralement ponctuelles et parcellaires, les quelques ouvrages sur le sujet anciens, et sensiblement moins ambitieux. Outil indispensable à la compréhension de la littérature pratiquée par les femmes et au rôle spécifique qu'elles y ont tenu au fil des siècles, les autrices se sont fixées pour objectifs de dresser l'inventaire des oeuvres publiées dans tous les genres existants (les découvertes dans ce domaine sont nombreuses : dès le moyen âge, c'est par dizaines qu'on compte les oeuvres de femmes en langue vernaculaire) ; accompagner les oeuvres de considérations d'ordre culturel (notamment sur l'histoire du livre et de l'édition) ; replacer ces productions non seulement dans l'histoire littéraire et l'histoire des femmes, mais aussi dans l'histoire des idées ; comprendre enfin la nature des difficultés spécifiques rencontrées par les autrices pendant des siècles et les raisons de leur oubli quasi général aujourd'hui, malgré les tentatives de redécouvertes opérées dans les années 1970. Pour la première fois, la présence continue de femmes en littérature pendant dix siècles, qui constitue l'une des singularités de la culture française, est illustrée par un nombre d'oeuvres aussi important que varié. L'ouvrage rend compte non seulement des productions dans les genres littéraires canoniques (poésie, théâtre, roman - et, compte tenu du nombre toujours croissant de publications, se limite à ce seul genre à partir de 1914) mais aussi l'essai, la correspondance, le journal et l'autobiographie, le journalisme (à partir de la fin du XVIIe siècle), la littérature populaire et la littérature pour enfants ; la participation active des femmes à la vie littéraire de leur temps, leur présence dans les cours et couvents, les salons, cercles, groupes, réseaux et académies, est dûment répertoriée et le fonctionnement de ces formes spécifiques de sociabilité littéraire analysé. Cette synthèse invite à une réévaluation générale des oeuvres littéraires des hommes et des femmes, et à une autre appréhension de la littérature française et francophone, offrant un portrait plus juste d'une réalité où, pendant des siècles et jusqu'à aujourd'hui, hommes et femmes, ensemble et séparément, semblablement et différemment, n'ont pas cessé de créer, d'imaginer et de publier.

  • Qu'elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l'Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ?
    Ce livre en explore trois et examine ce qu'il en reste aujourd'hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante - puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant - puisque l'époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée - devenue, et restée depuis, un objet d'horreur. Enfin, il sera aussi question de la vision du monde que la traque des sorcières a servi à promouvoir, du rapport guerrier qui s'est développé alors tant à l'égard des femmes que de la nature : une double malédiction qui reste à lever.

  • Maïa Mazaurette tient depuis novembre 2015 la rubrique « Le sexe selon Maïa » dans Le Monde. Cette tribune, régulièrement la plus lue et la plus commentée des parutions du Monde, analyse notre représentation du corps, nos pratiques sexuelles aussi bien que notre imaginaire. Une approche qui résonne tout particulièrement dans le contexte du mouvement #metoo où les notions de sexe et de genre, de consentement et de plaisir, de risque et de séduction sont largement débattues. Avec un credo : le sexe doit nous rassembler plutôt que nous diviser.

  • En France, une femme sur dix se fait violer. Tous les deux jours, une autre est assassinée par son conjoint. D'autres encore, sont harcelées sexuellement. Derrière les écrans, la parole se libère : révélations, photos et vidéos circulent sur les réseaux sociaux. Des femmes, innombrables, témoignent. Une communauté se forme. La sororité devient un outil de puissance virale. C'est la naissance du féminisme 2.0.

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  • Sartre écrit, dans Plaidoyer pour les intellectuels, que l'intellectuel est perçu comme celui qui se mêle de ce qui ne le regarde pas, quand Beauvoir - cela saute aux yeux - se mêle de ce qui la regarde, dans ses livres sur le Deuxième Sexe et sur la Vieillesse. Depuis quelques décennies, la question sexe/genre a réussi à s'imposer comme problème théorique, et par conséquent comme champ de recherche, lieu d'explorations, de théories. Mais aucune position de surplomb n'est enore possible parce que l'objet de pensée échappe sans cesse à la sérénité académique, parce que le sujet de pensée doit défendre encore sa légitimité scientifique. Comment penser l'égalité des sexes ? Être un « être de raison » fut contesté au sexe féminin depuis Fénelon et la fin du xvii e siècle. Face à cette exclusion de la pensée, Geneviève Fraisse s'est construite en résistance à une ritournelle négative. La philosophie est le bastion le plus solide, parce que le plus symbolique, d'une suprématie masculine. On reconnaît plus facilement l'historienne que la philosophe, et à travers le parcours de l'autrice, c'est celui de toute une génération qu'on saisit. Le féminisme qui ressurgit au lendemain de mai 68, persuadé d'inventer l'Histoire, reprend un fil déjà ancien, celui du « nous » les femmes de 1830, saint-simoniennes, qui inaugure une dynamique d'émancipation féministe qui va jusqu'à #metoo. Notre xxi e siècle parle du corps politique, collectif, impensé du contrat social et de nos démocraties. C'est un pas de plus dans la représentation de ce qui a bloqué l'émancipation des femmes, donc l'égalité des sexes.

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  • On sait que le capitalisme au XXIe siècle est synonyme d'inégalités grandissantes entre les classes sociales. Ce que l'on sait moins, c'est que l'inégalité de richesse entre les hommes et les femmes augmente aussi, malgré des droits formellement égaux et la croyance selon laquelle, en accédant au marché du travail, les femmes auraient gagné leur autonomie. Pour comprendre pourquoi, il faut regarder ce qui se passe dans les familles, qui accumulent et transmettent le capital économique afin de consolider leur position sociale d'une génération à la suivante. Conjointes et conjoints, frères et soeurs, pères et mères n'occupent pas les mêmes positions dans les stratégies familiales de reproduction, et n'en tirent pas les mêmes bénéfices. Fruit de vingt ans de recherches, ce livre montre que le capital a un genre.
    Céline Bessière et Sibylle Gollac enquêtent sur les calculs, les partages et les conflits qui ont lieu au moment des séparations conjugales et des héritages, avec le concours des professions du droit. Des mères isolées du mouvement des Gilets jaunes au divorce de Jeff et MacKenzie Bezos, des transmissions de petites entreprises à l'héritage de Johnny Hallyday, les mécanismes de contrôle et de distribution du capital varient selon les classes sociales, mais aboutissent toujours à la dépossession des femmes. Ce livre analyse ainsi comment la société de classes se reproduit grâce à l'appropriation masculine du capital.

  • En 2017, le mouvement #MeToo invitait à la libération de la parole des victimes de harcèlement sexuel. Des millions de femmes de tous pays avaient alors parlé d'une seule voix pour témoigner des abus qu'elles avaient pu subir. Aujourd'hui, quel bilan pouvons-nous tirer de cet épisode ? Si notre société semble s'engager dans une réflexion nécessaire sur la condition féminine, avec pour horizon l'égalité entre les femmes et les hommes, le respect des droits de chacune est encore loin d'être garanti en France comme aux quatre coins du globe. Sélectionnés par Cartooning for Peace, 120 dessins de presse internationaux dressent un état des lieux de la situation des femmes à travers le monde. Tout en participant à la dénonciation des injonctions et des violences faites aux femmes, ils soutiennent les combats féministes et leurs enjeux déterminants.

  • "On ne naît pas homme, on le devient." C'est en partant de ce postulat que Valérie Rey-Robert décortique la construction du genre, montrant que les codes masculins ont très nettement évolué au cours des siècles. Le Roi Soleil, parangon de puissance, portait perruque, poudre au visage et talons hauts. Il appartient de déviriliser nos sociétés, pour que les hommes cessent de tuer leurs compagnes et leurs enfants, qu'ils cessent de se tuer entre eux, qu'ils cessent de s'automutiler. Ceci ne pourra passer que par un grand travail de prise de conscience et d'éducation.
    Cette nouvelle synthèse de la bloggeuse féministe assure le parfait complément à son précédent livre.
    Nul doute: il y a là matière à débat. Un débat qui engage la salubrité publique et l'équilibre de nos sociétés.

  • Sages et sagaces, parfois téméraires, ces femmes de toutes les conditions et de toutes les époques de la Renaissance à nos jours ont pour point commun leur engagement en faveur des lettres anciennes. Pionnières de l'émancipation féminine, héroïnes du latin et du grec, elles ont préféré aux travaux d'aiguille les travaux de plume. Femmes de leur temps et femmes d'exceptions, intellectuelles dotées d'un esprit aussi curieux que passionné, ces grandes dames du temps jadis et de naguère donnent un visage nouveau à l'humanisme, un visage admirable, et féminin.
    Loin de tout militantisme, ce volume offre l'occasion inédite de voir vivre ces 12 femmes flamboyantes que leur condition a eu tendance à pousser dans l'ombre.
    Dans cette galerie de portraits à la fois classiques et atypiques, le lecteur fera la connaissance de Perrette Bade, de Julie Favre ou de Catherine Desroche partagera le courage et l'acharnement de Juliette Ernst, l'originalité et l'éclectisme de Marie Delcourt, la liberté de Mme du Châtelet et de Marguerite Yourcenar et la constance et la clarté idéales de Jacqueline de Romilly.
    À travers ces visages attachants, se dessine l'histoire de la condition féminine où il a été si difficile, si peu naturel d'être reconnue pour ses qualités intellectuelles. Des femmes savantes il est bien agréable d'en rire, il l'est tout autant de les admirer.

  • En 1990 à Paris, alors que l'épidémie de sida produit chaque jour plus de ravages, des prostituées se mobilisent et interpellent les pouvoirs publics. Huit grands cahiers jaunes à la couverture toilée circulent rue Saint-Denis et au-delà, sur les boulevards périphériques ou chez les marcheuses des Champs Élysées : les femmes y écrivent des « lettres de confidences » pour témoigner des conditions d'exercice de leur métier.
    Cette parole est rare. Fragile, elle fait surgir une réalité diverse et incarnée, violente et ordinaire : bataille du préservatif, peurs et rivalités, mais aussi dignité et revendication d'un statut social et de droits. Car les lettres recèlent aussi la force de l'écrit. C'est un exemple remarquable d'empowerment dans l'histoire des femmes, la naissance d'une conscience collective à l'issue heureuse : la création du Bus des femmes, première association de santé communautaire de prostituées, dirigée par des prostituées.
    Bien loin des fantasmes et des débats campés dans l'arbitraire, cet épisode méconnu et contemporain de la création de Act Up témoigne de l'histoire des mobilisations citoyennes. Un document extraordinaire présenté et commenté par des actrices de l'aventure : la sociologue Anne Coppel qui se mit au service de cette recherche-action, Lydia Braggiotti qui en fut la cheffe de projet et Malika Amaouche, héritière de ce combat.

  • Libérée, la sexualité des femmes d'aujourd'hui ? On serait tenté de croire que oui. Pourtant, plus de 50 % d'entre elles se disent insatisfaites, que ce soit à cause d'un manque de désir ou de difficultés à atteindre l'orgasme. Si tant de femmes ordinaires sont concernées, peut-être qu'elles n'ont rien d'anormal et que ce n'est pas à la pharmacie qu'il faut aller chercher la solution. Le remède dont elles ont besoin est plus certainement culturel, et passe par une réorientation de notre approche androcentrée du sexe et du plaisir.
    Tour à tour reportage, essai et recueil de réflexions à la première personne, cet ouvrage enquête sur les dernières découvertes scientifiques ayant trait à l'orgasme féminin. On y apprend ainsi qu'une chercheuse en psychologie clinique a recours à la méditation de pleine conscience pour traiter les troubles à caractère sexuel. On y découvre aussi diverses façons dont les femmes choisissent de redéfinir leur sexualité. Cette aventure aux confins de la jouissance nous emmène jusqu'au festival Burning Man, où l'orgasme féminin est donné à voir sur scène, ou encore dans le cabinet feutré d'une thérapeute qui propose de soigner les traumatismes liés au viol à l'aide de massages sensuels.

  • Qu'est-ce que ça veut dire d'être un homme, en France, au XXIe siècle ? Qu'est-ce que ça implique ? Pour dépasser les querelles d'opinion et ne pas laisser la réponse aux masculinistes qui prétendent que « le masculin est en crise », Victoire Tuaillon s'est emparée frontalement de la question, en s'appuyant sur les travaux les plus récents de chercheuses et de chercheurs en sciences sociales. Ensemble, au fil des épisodes de son podcast au titre percutant, elles et ils ont interrogé la masculinité et ses effets : pourquoi, dans une immense majorité des cas, les harceleurs, les violeurs, les casseurs, sont-ils des hommes ? Pourquoi les petits garçons disent-ils tous que « l'amour c'est nul » ou encore que « l'amour c'est pour les filles » ? Comment la domination masculine affecte-t-elle aussi les hommes ? Réunissant les réponses à ces questions et à bien d'autres, ce livre démontre sans dogmatisme que la masculinité n'a rien de naturel, que c'est une construction sociale et qu'il faut la remettre en question si on veut atteindre une véritable égalité entre les femmes et les hommes.

  • Les seins des femmes sont-ils le siège visible, désigné, ressenti du féminin ? Ils sont en tous cas au coeur de tensions à la fois intimes et sociales, voire politiques, enjeu de l'assignation des femmes à des normes immémoriales et lieu d'une émancipation revendiquée. Cet essai en dévoile les mille et un signaux à travers une enquête où les femmes livrent leur expérience vécue.

    Ronds, fermes et hauts, ni trop petits ni trop gros, à la fois sexy et nourriciers, les seins des femmes sont l'objet d'assignations, d'injonctions et de fantasmes innombrables. Or l'expérience de chacune et de chacun est bien loin de se conformer à ces idéaux. Ces standards sont donc fréquemment vécus comme un poison et les seins réels invisibilisé.

    Camille Froidevaux-Metterie a mené une enquête auprès de femmes de tous âges, qui déroulent le fil de leur existence au prisme de leurs seins : de leur apparition au port du soutien-gorge, de la séduction au plaisir sexuel, du poids des normes esthétiques à la transformation volontaire ou contrainte par la chirurgie, de l'allaitement à la maladie... Grands oubliés des luttes féministes, appartenant à la fois à la sphère intime et à la sphère sociale, les seins condensent le tout de l'expérience vécue du féminin contemporain, soit ce mixte paradoxal d'aliénation et de libération. Ce constat s'inscrit dans une dynamique puissante que l'autrice appelle « tournant génital du féminisme », mouvement de réappropriation du corps des femmes dans ses dimensions les plus intimes : mieux connaître les organes génitaux et leur fonctionnement, lutter contre les violences sexistes et sexuelles, revendiquer l'accès à une sexualité libre et égalitaire placée sous le signe du consentement. Dans la pluralité de leurs formes et la liberté de leur condition, les seins participent de ce mouvement.

    Au cours de son enquête, l'autrice a réalisé des portraits des seins des femmes qui évoquent avec force en regard des verbatims et de l'analyse de cette « expérience vécue des seins ».

  • Plus de 200 millions de femmes sont excisées dans le monde. 44 millions d'entre elles ont moins de 15 ans. En France, on en compterait 60.000, et 500.000 au sein de l'UE. Même si cette pratique barbare est interdite dans la majorité des pays, elle se pratique encore au nom de traditions obscures qui condamnent les femmes à la soumission sans plaisir physique. 4 millions de femmes sont vendues chaque année à des proxénètes, des marchands d'esclaves ou des maris. Les deux tiers des 900 millions d'analphabètes de notre planète sont des femmes. Plus de 30% des femmes sont confrontées à des violences conjugales, et une femme perd la vie chaque minute en accouchant.
    Ghada Hatem-Gantzer n'a jamais accepté cette terrible comptabilité de l'outrage et de la violence.

  • Le collectif "Les mots sont importants", qui lutte contre toutes les formes de discriminations et de discours de pouvoir, fête ses 20 ans. L'occasion d'écrire l'histoire de ce collectif dans ce recueil à plusieurs voix : une trentaine d'auteur.e.s (parmi lesquels Christine Delphy, Pacome Thiellement, Pauline Delage, Ndella Paye, Joao Gabriell, Thierry Schaffauser, Charlotte Puiseux, Hassina Mecha) des formats et des registres variés, du coup de gueule à l'analyse approfondie, en passant par la satire ou la parodie. L'occasion aussi de poser quelques jalons pour la décennie qui s'ouvre, toujours sur les mêmes bases, suivant les mêmes boussoles : un devoir d'insolence face aux cuistres et face aux puissants, et une guerre acharnée contre les formes anciennes ou relookées de l'ordre moral, du patriarcat, du racisme et de quelques autres dominations. Bref : quelque chose comme une contre-culture de l'égalité.

  • « Je suis féministe, je voudrais faire quelque chose de concret mais je ne sais pas par où commencer. Vous avez des conseils ? ».
    En voyant ce genre de message s'accumuler sur leurs réseaux sociaux, les deux activistes féministes Sarah Constantin et Elvire Duvelle-Charles ont compris qu'il manquait un livre. Un manuel pratique pour guider la nouvelle génération de féministes dans l'activisme. Leur expliquer comment transformer leurs idées en actions concrètes et leur montrer comment, chacune à son niveau, seule ou en groupe, que Sarah et Elvire avaient les moyens de faire évoluer la société.
    Ce livre s'inscrit dans la ligne directe de ce qu'elles ont déjà commencé à bâtir avec leur série documentaire Clit Révolution, un road-trip autour du monde pour lever les tabous autour de la sexualité féminine. Ce travail leur a permis de donner corps à une communauté de femmes qui osent revendiquer leur sexualité pour changer les mentalités de la société et créer un débat public.
    À leur contact, elles se sont enrichies de nouveaux savoirs et ont appris de nouvelles méthodes d'activisme toutes plus étonnantes et créatives les unes que les autres.

  • Le harcèlement de rue et les violences font partie du quotidien des femmes. Ce jour-là, j'ai dit non.
    Un après-midi d'été, en juillet 2018, Marie Laguerre rentre chez elle, à Paris.
    Un homme l'interpelle. Ce n'est pas le premier, le harcèlement de rue fait partie du quotidien des femmes. Mais ce jour-là, Marie Laguerre ne baisse pas les yeux. Lance un « Ta gueule ».
    L'homme revient vers elle et la frappe.
    Publiée, la vidéo de la scène sera vue près de 9 millions de fois. Marie Laguerre est devenue un symbole, presque malgré elle. En France, elle est l'une des figures qui s'inscrit dans le mouvement #MeToo. Avant, elle se serait peut-être tue.
    Dans son livre, elle raconte comment la jeune fille qu'elle était est devenue féministe. Animée d'une rage utile, elle invite les femmes à ne plus se laisser faire. Pourquoi est-ce aujourd'hui une nécessité ? Et surtou

  • « Mère, retourne dans tes appartements, reprends tes travaux [...] discourir est l'affaire des hommes. » Ainsi dans l'Odyssée d'Homère, Télémaque s'adresse-t-il à Pénélope. Révolte adolescente ou misogynie systémique ?
    Pour mieux cerner la violence exercée sur les femmes afin de leur intimer le silence, Mary Beard puise dans l'histoire de Méduse, d'Elizabeth Ire ou d'Hillary Clinton. Elle revisite ainsi, avec humour, la question de l'égalité des sexes et explique pourquoi, depuis deux mille ans, l'on a des femmes qui s'expriment et revendiquent le pouvoir une image détestable.

  • Dans cet essai passionnant, fruit d'innombrables entretiens et d'une longue et minutieuse enquête, la journaliste féministe Betty Friedan met des mots sur l'indicible malaise féminin : loin de la plénitude de la femme au foyer célébrée par l'American Way of Life, la femme noie ses frustrations, intellectuelles, culturelles, sexuelles, dans l'alcool et les psychotropes, réduite au rôle de procréatrice silencieuse par un système patriarcal sournoisement oppressant, coupable d'être malheureuse dans une société qui prétend tout faire pour la combler.
    Plus de cinquante ans plus tard, la voix de Betty Friedan résonne toujours. Une lecture essentielle pour mesurer le chemin parcouru et comprendre les enjeux de notre époque. Le combat n'est pas terminé !

  • Journaliste, militante, Gloria Steinem est une figure de la lutte pour les droits des femmes et les droits civiques aux États-Unis. Pendant toute sa vie, elle a silloné l'Amérique pour aller à la rencontre des autres. Ma vie sur la route est le récit autobiographique de plus de cinquante ans de combats, depuis la cause amérindienne à l'avortement en passant par le tourbillon de la campagne politique de Hillary Clinton ou encore les droits de la communauté gay. Une ode à l'intranquilité qui nous pousse à partir à l'aventure.

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  • Vous avez l'impression de passer à côté de votre sexualité  ?
    Pas de panique, Jüne du compte Instragram Jouissance Club fait souffler un vent de fraîcheur et d'espoir en proposant un manuel d'éducation sexuelle promouvant le plaisir accessible à tous, femme, homme, hétéro, homo ou trans  !
    Elle propose de mettre de côté la pénétration pour se concentrer sur les 1001 façons de se donner du plaisir autrement, de manière décomplexée, jubilatoire et bienveillante.
    A l'aide de nombreux schémas sobres et élégants, elle propose une cartographie des multiples zones qui procurent du plaisir chez les deux sexes et un inventaire des mouvements orgasmiques.

  • Quel est le but ultime du féminisme ? Les femmes se battent-elles pour l'égalité ou pour la liberté ? Emma Goldman, anarchiste russe née en 1869, développe une pensée féministe incroyablement contemporaine dans deux conférences méconnues en France : «Woman suffrage» [«Le Droit de vote des femmes»] et «The Tragedy of Woman's Emancipation» [«La Tragédie de l'émancipation féminine»], au cours desquelles elle rappelle que le but du combat féministe ne doit pas être seulement l'égalité formelle mais bien la liberté réelle : la liberté pour chaque femme de vivre une vie choisie, sans avoir à payer, par une vie de solitude et d'inconfort, le prix de ce combat et de ce choix, et sans avoir à renier ses désirs profonds (vie amoureuse, désir d'enfants, maternité, sexualité heureuse, etc.). Une pensée lumineuse et profondément humaniste, traduite et préfacée par Thibaut de Saint Maurice, chroniqueur de la « Petite philo du Quotidien » dans l'émission «Grand bien vous fasse» sur France Inter. Dans le même format que «La liberté d'être libre» de Hannah Arendt.

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  • En 1969, à Boston (États-Unis), des femmes commencent à diffuser sous forme de brochures leurs échanges sur la sexualité, la santé et le corps. Devenu un manuel politique et féministe, "Our Bodies, Ourselves" est publié en 1973. Il sera traduit ou adapté dans 35 langues, y compris le français, en 1977, chez Albin Michel. Et vendu à plus de 4 millions d'exemplaires.
    Ce guide couvre toutes les étapes de la vie des femmes, de l'enfance à la vieillesse, en abordant la puberté, la contraception, l'accouchement, l'avortement, la ménopause, mais aussi les violences auxquelles les femmes sont exposées et comment y répondre. Construit à partir de très nombreux groupes de parole et entretiens, il donne à entendre les voix des femmes et fournit de nombreuses informations scientifiques et médicales.

  • En mars 2019, Libertalia publiait la première édition d'Une culture du viol à la française.
    Ce livre a accompagné l'émergence d'une nouvelle génération féministe.
    En un an, la cause des femmes a considérablement avancé : mise au ban de la Ligue du Lol, révélations d'Adèle Haenel, mobilisations croissantes contre le féminicide, dénonciation du harcèlement dans le monde du cinéma, émergence de nouvelles figures iconiques, batailles pour la féminisation de la langue, etc.
    Cette nouvelle édition, actualisée et complétée, fait le point sur l'immense travail qui reste encore à accomplir pour en finir avec la culture du viol.
    Elle paraîtra en même temps que le second livre de Valérie Rey-Robert : Le Sexisme, une affaire d'hommes.

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